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Tome second.
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354
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ABDQLOGIE. Ce mot , sui-vant son origine, & pris danslie sens ìe plus étendu , signifiesart dc faire les réglés de l’a-rithmétique avec des baguettes.Ces ; baguettes lont de petitespiramides rectangulaires dontchaque c&té a une parue de ì’abaqne ( V~óu%ABAQUE.) De forte que cette table (l’a-baque ) est coupée en neuf petites lames,dont chacune a y cellules. Dans la premièrede ces cellules est un des caractères simplesdes chifres,qui font compris depuis i jusquesdp,dedans lessuivanres cous produits des mul-tiplications du caractère qu’elles ont en tête,par chacun des nombres simples. Ainsi , parexemple , dans la premiere cellule de lalame de z , le caractère z est écrit. Dans laseconde cellule on voie le caractère 4 , quiest le produit de la multiplication de 1 parz. Dans la troisième est le caractère 6 pro-duit de la multiplication du même 1 par j jdans la quatrième , 8 produit du même zpar 4; dans la cinquième, to produit de zpar 5, ainsi des aunes. Ces cellules font en-core divisées chacune en deux perits espaceségaux par le moïen d’une ligne qui la tra-verse. Et lorsqu’il n’y a qu’un caractère dansla cellule, par exemple 8, on le met dansle petit espace qui est à droite ; mais s’il yen a deux comme 10, il faut les placer cha-cun dans un espace particulier , c’est-à-direo dans l’efpace droit 8 c 1 dans l’efpace gau-che ; ce q u'on fait afin que dans une mul-tiplication de plusieurs caractères où l’on estobligé de fe servir de plusieurs lames qu’onmet les unes auprès des autres, on puilíèajouter le caractère de l’efpace gauche d’unelame avec celui de l’eípace droitde la lamed’auprès. L’art de construire & de fe servirde ces laines est ce qu’on appelle Rabdolo-gie, mot composé de deux grecs piCìtt,*éyo{, donc le premier signifie baguette , &le second discours On le doit à Jean Neper,Baron de Merchiston , qui le divulgua en1617. ( Voiex Neper Rtblolog a. ) Dans c

tems là cette invention fur accueillie. Maison y reconnut dans la fuite une grande in-commodité : c’est qu’ilfalloit avoir beaucoupde baguettes,qn’il étoirdìfficile de trouver dansle moment oelle qui étok nécessaire , & qu’onemploïoit souvent autant de tems à les choi-sir êc à les arranger qu’en exigeoit la réglépar les voies ordinaires.

Pour parer cet inconvénient, M. Petitimagina d’attacher neuf ou dix de ces lamesen carton , & d’en -mettre plusieurs rangéesainsi attachées autour d’un tambour, fur lasurface duquel il les failoit tourner par lemoïen de quelques boutons qui y renoienr^Il arrangeoit ainsi les unes auprès des autrestelles lames qu’il vouloir. Cela donnant à cetambour une figure grossière 8 c embarras-sante , n’a pas permis qu’on en fît usage.

Avant lui M. Pascal avoir inventé une ma-chine qui eut beaucoup de célébrité. Ellesert à faciliter ïes opérations de l’arirhinéri-que. Par le moïen des roues 8 c des poidsqui la composent, les nombres íe rejet-tent ou se soustraient d’eux mêmes , fansqu’il soit besoin que celui qui s’en sert sup-plique à autre chose qu’à faire tourner quel-ques roues divisées en dix parties, & deles faire avancer d’autant de points qu’il ad’unités à ajouter ou à soustraire. L'inven-tion est assurément très-ingenieuse- Maismalheureusement cette machine a cela d’in-commode qu’on est obligé pour s’en servirde la tenir horisontalement à cause des poidsqui en sont la principale partie , dont l’essetdépend de la situation horisonrale de lamachine. D’ailleursla quantité 8 c la grosseurdes piecesqui la composent la rendent extrê-mement embarrassante Sc d’une fragile con-struction. Aussi on ne la regarde aujouid’huique comme une simple curiosité de cabinet.Cette raison a obligé de supprimer ici & laconstruction & sillage de cette machine, 8 cde renvoies les curieux aux Machines del'Académie publiées par M. Gallon. ( Ontrouvera aufli dans ce Recueil une machinedans le même goût, inventée par M. DeBoìdjjandeati. )

Dans la vue de perfectionner cette inven>