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trîre. Aussi n’est ce pas ce qui je me fuisproposé. Mon dessein est feulement de don-ner une idée générale de cec instrument,d après laquelle chacun puifle 1 executer al'on gré , lupposé qu’il le juge de quelqueutilité , après que |’en aurai expolé l’ufage.Disons auparavant que ces pignons , cesroues & ce ressort s’enfcrment dans uneboete recouverte d’un cristal comme unemontre. D’un côté de cette boete lont deuxanneaux dans lesquels on passe un rubanqui sert à l’artacher à la ceinture. 11 y a àl’autre extrémité une ouverture par où pâliela petite lame d’acier pour y recevoir uncordon qui s’attache à la jarretière.
L 'Odometre étant ainsi attaché est mis enjeu à chaque tension du genou lorfqu’onfaitun pas. Le cordon tire alors la lame dacier, & cette lame fait mouvoir le pied debiche , Sc par le mcme moïen l’étoile avecle pignon. En même-tems les roues lontavancer l’aiguille d une division. A chaqueinflexion de genou le reflbrt fe replace, tiréde nouveau par une autre tension il faitparcourir à l’aiguille une autre division.Ainsi le nombre des divisions parcouruespar l’aiguille donne celui des pas qu’on afait. Sachant ce qu’on estime un pas ( deuxpieds ) on fait le chemin qu’on a fait. U fautpour cela les faire justes : ce qui n’est guerespossible- Car qui pourroic s’alsurer de pliertoujours également le genou quand on mar-che ? D’ailleurs quand le terrein n’est pasde niveau les pas ne font pas égaux ; ils fontpetits quand on monte Sc grands lorfqu’ondescend. D’où l’on peut conclure que lecompte quetient VOdcmetredu chemin qu’ona fait est bien équivoque.
Cet instrument s’ajuste aussi derriere uncarofle, de telle maniéré que quand lagrande roue du carofle est parvenue à unpoint , elle tire la détente Sc par-là faitavancer l’aiguille. La circonférence de laroue connue , c’est-à-dire , le chemin qu’ellefait dans fa rotation , on fait avec YOdome -tre combien on a fait de chemin , en aïanrégard à l’inégalité du terrein, & auxeontre-coups. Et cet égard jette plus loin que l’ef-time la moins déterminée. On trouve lafigure de l’ Odometre dans le Traité de laconjìruclion des injlrumens de Mathématiquede Bioti, fous le nom de Compte- pason Pédo-rrietre. M. Meynier , Ingénieur de la Marine,a donné la construction d’un autre qu il ainventé, dans les Machines de L'Académiepubliées par M. Gallon,í. II y a long-tems que YOdometre est connu.Vitruve en parle comme d’ime machine an-cienne»& il l’adécnt.Elle etoit composée d’un
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tympan qu’on attachoit fermement au moïeude la roue de la voiture, ( M. Perrault qui acommenté Vitruve dit carofle ; mais ce quenous entendons aujourd’hui par ce motn’étoit pas connu dans le tems de Vitruve ,Sc encore moins avant lui. Le carofle estune invention du quinzième siécle, Sc M.De Thou , premier Président de Paris en1585, a eu le quatrième qui fut fait enFrance, ) Sc qui avoir une petite dent excé-dant la circonférence. Dans le corps de la.voiture étoit une boete fermement attachéeSc aïant un autre tympan , mobile, placéen couteau Sc traversé d’un essieu. Ce tym-pan étoit divisé en un certain nombre dedents qui fe rapportoient à la petite dent dupremier tympan. Il avoit encore une petitedent à côté qui furpafloit les autres. Untroisième tympan placé fur le champ Scdivisé en autant de dents que le second ,étoit enfermé dans une autre boete , enforte que ses dents fe rapportoient à la pe-tite dent qui étoit à côté du second tympan.Enfin , on avoit fait dans le troisième tym-pan autant de trous que la voiture pouvoirfaire de milles par jour, Sc on mettoit danschaque trou un petit caillou rond qui tom-boit lorsque le tympan étoit vertical à cetrou. Ce caillou s’échappoic par un canaldans un vaisseau d’airain qui étoit au fondde la voiture.
L 'Odometre ainsi ajusté , quand la roue dela voiture emportoir avec foi le premiertympan , celui-ci aïant fait son tour faisoicavancer le second d’unedent. Ce tympan com-muniquent ce mouvement au troisième, ScSc ce troisième laiísoit tomber un caillou.Comme le nombre des dents du secondtympan Sc celui du troisième étoit aflez con-sidérable, la roue de la voiture fa i foi t plu-sieurs tours avant que le caillou sortit defa caze. Ce nombre connu , lorfqu’on en-tendoittomber le caillou, on étoit instruit destours qu'avoit fait cette roue , Sc par consé-quent le chemin parcouru. En comptant les *cailloux contenus dans le vaisseau d’airain ,*>n savoir combien de milles on avoit faitdans la journée , ou depuis le tems du dé-part jusques à celui où l’on comptoir lescailloux. ( Architecture de Vitruve, L. X.Ch. XIV . ) Les Anciens fe fervoient en-core de cet instrument pour mesurer furmer le sillage du vaisseau. ( SILLAGE.)
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(ElL. Organe de la vue. C'est un globe com-posé de plusieurs parties qui lui sont pro-pres, dont les unes font plus ou moinsF f n)