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Tome second.
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LONNE. ) C’est de ces quatre OrdreS , le IDorique, le Corinthien , bionique Lc leToscan , que les Grecs se sont servis pen-dant long-tems. Audi n’en trouve t-on pointde cinquième décrit par Jitune, A ces Or-dres les Romains ajoutèrent celui qu’ils appel-lent Ordre Romain ou Ordre composite.

Louis XI F. touiours attentif au progrès& à la perfection des Arts , avoir promisune récompense considérable a celui qui in-venteroic un sixième Ordre. Certe promessedonna Têtre à plusieurs systèmes enfantésavec beaucoup de travail. Cependant, selonM. Biondel , tous les Ordres qu’on proposane méritèrent pas l’approbation des Connois-seurs, Sc n’avoient nul droit d’y prétendre.Car ils ont avancé, dit-il, ou des absurditésqu’on ne sautoir admettre dans l’Architec-lecture , ou ils n ont rien présenté qui nefût déja compris dans les quatre^ Ordres déerits par Fitruve , ou qui n’appartnjt a 1 Ordrecomposé inventé par les Romains. ( Foïe{le Cours d’Architecture de Biondel, Part.III, Liv. II. Ch. 1. ) Si l’on en croît L. C.Sturmius , les François n’ont pas réussi, parcequ’ils ont voulu trouver un Ordre plus beauque le Corinthien : ce qui, selon lui, estune chose impossible , parce qu’il croit avecVillalpande que cet Ordre vient immédiate-ment de Dieu. Dans cette persuasion , &dans la vue de satisfaire au désir de Louis leGrand , il a cherché à inventer un Ordremoins beau que le Romain Sc le Corinthien ,mais supérieur à bionique. ( Foie^ XAbrégédes Mathématiques de Sturmius, Tome I-, sonFignole , page $65 , Sc sa Maniéré d’inventertoutes sortes de bâtimens de parade. )

Peu jaloux sans doute de l’invention d’unnouvel Ordre, Fignole , Palladio Sc Scamotgsiont travaillé à la perfection de ceux quiétoient inventés. Et d’abord Fignole a trouvéune réglé pour déterminer les parties descolonnes. Selon lui , le piédestal est tou-jours f Sc l’entablement \ de toute la co-lonne. Ainsi en divisant l’endroit où l’onveut mettre la colonne en 19 parties éga-les, on en donne 4 au piédestal, n à lacolonne Lc ;à l’entablement. Si l’on ne veutpoint de piédestal, on divise cet endroit en; parties, dont on donne une à l’entablementà 4 à la colonne. A cause de la facilité defes divisions, la plupart des Ouvriers sui-vent les réglés de cet Architecte.

Palladio s’est attaché à joindre les mem-bres des Ordres, Sc Scamo\si à regler leurproportion. Nous déterminerons ces pro-portions en parlant de chaque Ordre en par- .ticulier, commençant par le plus simple ,c’est-à-dire, par 1 Ordie Toscan •, Sc allant

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de-li aux composés, suivant la méthode desArchitectes que M. Perrault justifie ainsi íL a coutume, dit-il, où l’on est de traiterl’ Ordre Toscan avant l'Ordre Dorique , quiest le plus ancien , est fondée fur la fuite Scla liaison dans laquelle on place les diffé-rons Ordres , quand on les emploie eníem-♦ ble dans les bâtimens , qui consiste ou quidemande qu’on mette Sc qu’on construiseles grossiers les premiers comme étant capa-bles de porter les autres. Voter l’ Ordonnan-ce des cinq especes d'Ordres suivant la mé-thode des Anciens, par M. Perrault, page4;. C’est le meilleur Ouvrage qu’on puineconsulter sur les Ordres, dont ont traité tousles Auteurs d'Architecture civile. Aussi jene crois pas devoir en citer d’autres.

Ordre Toscan. C’est VOrdre le plus simpledes quatre Ordres grecs , qu’on distingue ai-sément par son peu d’ornemens. Son cha-piteau, la base Sc son entablement sont sansmoulures. ( Planche L. Figure 158. ) Disonsmieux, la base de la colonne 11’a qu’untore Sc point de scorie. Le tailloir ou l’a-baque du chapiteau n’a point de talon dansfa partie fuperieure; l’entablement est fanstriglyphes Sc fans moulures , Sc la cornichen’a que peu de moulures. Tout l'Ordre ,c’est-à-dire, le piédestal, la colonne Sc l’en-tablement ont trente quatre petits modules»dont le piédestal en a six, la colonne vingtvdeux Sc l’entablement six.

L'Ordre Toscan dérive de l'Ordre Dori-que. On lui a donné moins de membres ;on les a rendus plus forts & on a omis lestriglyphes de la frise. Goldman , qui a tâ-ché d’embellir les Ordres Sc de les distin-guer par rapport à leur solidité Sc à leurdélicatesse, donne souvent à des Ordresdes mutules à la place des triglyphes dori-ques. Cet Ordre, eu égard à l’apparence dela pésanteur qui le caractérisé, n’est d’usage

Í pi’aux bâtimens qui demandent beaucoup deolidité , comme des portes defortereíses, desponts, des arsenaux , des maisons de disci-pline , &c. On garnir souvent les colonnesde l'Ordre dont je parle de bossages ou depierres entrecoupées, qui font tantôt pi-quées également par - tout & quelquefoistrouées , comme des pierres rongées ou dubois vermoulu, c’est ce qu’on appelle Rujìiquevermiculé. Mais cet usage n’est pas approuvédes grands Architectes.

Drdre Dorique. C’est le premier de tous lesOrdres. Fìtruve rapporte, Liv. IF. Ch.que Dorus Roi d’Achaïe , s’en est servi lepremier à Argos , pour un Temple qu’il élevaà Junon , fans y observer aucune mesure. LesAthéniens en bâtissant ensuite un Temple i