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centre , & entre elles les unes avec les au-tres. Dans ce mouvement elles ont dû íebriser en frottant les unes cornue les au-tres , Sc par-là les parties de la matière fontdevenus rondes , 6c ont formé une matièreque Defcartes appelle le second. élementCe-pendant les parties angulaires fe broïoientpendant ce mouvement , Sc fe reduiíoienten une poudre plus subtile que des partiespropres dont elles formoient les angles. Eten cet état elles remplirent les pores de l'ati-tre. C’elt ce que l’Auteur de ce Syfêmenomme le premier élément. Enfin des partiesinformes, des éclats les plus massifs qui fesauvèrent ou qui résistèrent à la force dufrottement, Defcartes en forme le troisièmeélément y ou la matière terrestre 6c plané-taire.
Maintenant ces matières en fe broïantainsi faifoient effort pour fe soustraire à cefrottement. Elles fe font donc éloignées ducentre non en ligne droite, mais conformé-ment au mouvement circulaire commun , enavançant par tourbillons les uns emportés au-tour ’d’un autre. Les matières les plus massivesaïant un plus grand mouvement ou une forcecentrifuge plus considérable, ont dû êtreportées plus loin que les autres. Ainsi bê-lement globuleux íe fera plus éloigné ducentre que la matière subtile. Et commetout doit être plein , cette matière subtilea csû se ranger en parties dans les insterticesde l’élément globuleux, Sc s’accumuler enpartie vers le centre des tourbillons. Cefont ces amas qui ont formé le soleil 6c lesétoiles. Tout proche de ce premier astre ,placé dans le centre des tourbillons, lesparties les moins grofles de l’élément glo-buleux, íe trouvoient rangées,Scparunerai-son contraire les plus massives en étoientplus éloignées. Là faction de la plus finepoussière qui compose le soleil , communi-que son agitation aux petits globules : Scc'est en quoi consiste la lumière. ( t'oïe^LUMIERE. ) Pendant que tout cela fe paf-soit dans la nature, la matière du premierélément fe rangeoir, comme nous avons vû,dans les intertices de bélément globuleux,Sc à cause de leur mouvement, elles re-tournoienr fans ceífe aux pôles de ce mouve-ment vers le centre du tourbillon. Or cespetites parties étant propres à s’unir, ellesformoient des parties grossières, lesquelless’érant accumulées en une quantité considé-rable, elles produisirent des taches fur lessurfaces des astres. Quelques uns de cesastres étant encroûtés de ces taches fontdevenus des planètes ou des comètes. Quoi-que chaque astre fin un touibillon , cepen-
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dant la force de leur rotation fut absorbéepar le tourbillon principal qui est celui dusoleil. Et telles font les loix de ce derniertourbillon :
Ses parties augmentent en densité ; maisdiminuent en vitesse à une certaine dis-tance au-delà de laquelle Defcartes supposequelles sont toujours égales en grandeur ;mais qu’elles augmentent en vitesse à pro-portion qu’elles font plus éloignées du lo-leil. Dans ces premietes régions, les fupe-rieures, le célèbre Physicien François placeles comètes. Il range les planètes dans lesrégions inférieures, en mettant les moinsdenses plus près du soleil , afin qu’ellespuissent correspondre à la densité du tour-billon dans lequel elles font emportées.i. Tel est le fameux Syfême de Defcartes.On voir bien que selon lui, les planètesíont plongées dans un fluide qui circulantautour du soleil forme le vaste tourbillondans lequel elles font entraînées. Ainsi ilne s agit pour rendre raison des planètesautour de cet astre , que de supposer c'esvitesses aux tourbillons où elles nagent, con-formément aux mouvemens observés de cescorps célestes. Mais quelles font les loixde ces mouvemens î C’est ce que nous de-vons établir avant que de décider de la va-lidité du Syfême qui nous occupe.
Premierement, les routes que tiennentles planètes dans leur mouvement font desellipses dont le soleil occupe bu n des foïers.En second lieu , faire du fecleur elliptique ,formé parla portion de f ellipse parcourue parla planète 6' deux lignes tirées du foier auxextrémités de cette portion , croît en mêmeproportion que le tems qui s‘écoule pendantle mouvement de la planète. Voilà pourquoion observe que les planètes fe meuvent plusvite Jorfqu’elles approchent du soleil ; parceque les lignes droites tirées d u foleilà la portionde l’ellipfe parcourue, c’est-à-dire, les rasonsdu secteur elliptique étant plus courts, ilfaut que les arcs elliptiques parcourus parla planète soient plus grands, afin que lés-asses soient toujours décrites dans le mêmetems , soit que la planète s’approche ou s’é-loigne du soleil. De cette loi il fuit, queconnoissmr l’orbire d’une planète Sc letems de fa révolution , on peut déterminerà chaque instant le lieu de l’orbite où la pla-nète fe trouve.
Troisièmement, les loix de la révolutionde chaque planète font proportionnelles à laracine quarrée du cube de fa moienne difanceau soleil.
Conncissant donc la distance de deuxplanètes au soleil, Sc le tems de la révolu-