P K É F A C E. vij
chissent point, que l’on ne peut ni rassemblerni atteindre? Comment obtenir leur confianceen leur donnant des pre'ceptes nouveaux surles choses qu’une habitude d’enfance leur aappris à ne considérer que sous une seuleface ? Comment leur faire abandonner unrésultat que l’expérience leur a montre’ cer-tain , pour ce qui ne leur paroît qu’une pos-sibilité vague? Comment vaincre l’obstination,à laquelle l’ignorance prête toujours tant deforce? Voilà pour les gens de campagne tout-à-fait grossiers, les paysans petits proprietaires,ou les journaliers qui travaillent la terre deleurs mains. Quant aux fermiers et aux pro-priétaires-cultivateurs qui ont quelqu’aisance,et dont les idées se sont un peu étendues parl’éducation et la comparaison des objets ,on trouve chez eux des obstacles d’un autregenre , mais qui ne sont peut-être pas plusfaciles à surmonter.
L’agriculture est une science vaste qui tientà toutes les autres; mais comme c’est aussi unart dont tout le monde se mêle, et croit pouvoirraisonner, il y a toujours un grand nombre