DE Mr. LEIBNITZ. 27
consolation. En ce genre principale-ment , les bons plans font presque plusdifficiles à former qu’à remplir.
Le hazard avoit conduit le Baron de n e (t ,Boinebourg dans la même hôtellerie chanuc0Í1 M. Leibnitz étoit logé. Us seren-contrèrent à table, & M. de Boine- á-.bourg ne l’eut pas plutôt entendu par-ler , qu’il fut frappé de fa maniéré forte& subtile de pousser un raisonnement,
& de l’érudition choisie qu’il paroi ssoicjoindre à un grand sens. II est impossibled’avoir le mérite qu’avoit ce Seigneur,fans concevoir de la bienveillancepour les personnes eri qui l’on apper-çoit autant de talens, qu’il en décou-vrit d’abord en M. Leibnitz. II ne feu «'à.contenta pas de ces complimens hau- « detains & infructueux, que la vanité , a ‘™ t t e i |° nde passer pour aimer les Lettres arra-che souvent aux Grands & aux gensen place ; il alla plus loin, & jusqu’oìi luî comvont ceux qui les aiment en effet ; il folie dehonora le jeune-homme de ses avis, Iàil lui conseilla de s’attacher à la Juris- j U rú-prudence & à l’Histoire, comme aux pruden.deux Sciences qui lui fourniraient les ^ài-moyens les plus sûrs & les plus pro-j e;prés de s’avancer dans le monde, &d’être utile à la Société; il Texhorta po-liment de préférer le séjour de Franc-fort sur le Mein, qui les rapprochoit d’aiie»davantage l’un de l’autrc, à celui de * Franc-hi u- tà