DE Mr. LEIBNITZ. 155
raison, de s’y être montré partisan tropzélé de la Cour Impériale, en soute-nant que tous les Etats Chrétiens, dumoins ceux d’Occident, ne formentqu’un Corps Politique, dontl’Empe-reur est le Chef Temporel, comme lePape en est le Chef Spirituel.
II faut encore convenir, qu’unedes phi , a .Sciences que M. Leibnitz cultiva da-sophê^vantage, fut la Philosophie , cette no-ble Science qui forme le jugement,qui perfectionne la raison , & qui laguide dans la recherche de la vérité,Hierocles l’estimoic tanc,qu’il la nom-moìt la purification de la vie humaine;du moins est-elle la base de toutes lesSciences spéculatives. M. Leibnitzs’y u s - atta ,attacha dès fa jeunesse, & choisit pour che à u'l’objet constant de ses lectures Philo- * ect:t,refophiques, celle des Oeuvres de Pla- ^,' A _ton , d’Aristote, & de Descartes. ristôte &
Platon Disciple de Socrate , mais deDisciple qui fit toujours honneur à son cárSîe.Maître de tout ce qu’il savoit, reçut r e deuné éducation conforme à son illustre Platon,naissance, & joignit au plus beau na-turel du monde, une immense capaci-té. C’étoit un homme d’un génie desplus élevés; d’un esprit gai, brillant,délicat, poli, & perfectionné parlesvoyages; d’une.imagination vive,fer-tile en inventions, en expressions, en.figures; donnant mille tours difterens,