DE Mr. LEIBNITZ. 171
très-subtile, & très-sûre. C’est la dé-couverte d’un nouveau Monde,incon-nu jusques-là, d’un abord difficile, &dont on a tiré des richesses immenses.
Mon dessein n’est pas d’étaler les avan-tages de ce Calcul ; la gloire de son in-vention est des plus grandes, & la ja-lousie qu’eile a excitée entre les deuxpremiers Mathématiciens de notre sié-cle, M. Leibnitz & M. Newton, ou plu-tôt entre l'Allemagne & I’Angîeterre,en fait mieux l’éloge , que les plusbeaux discours du monde. Les bornesque je me fuis prescrites, ne me per-mettant pas d’entrer dans le détail decette fameuse dispute, je me conten- Histoireterai d’en donner succinctement l’His-£ e cetoire, mettant à part toutes réflexions 0 cul "& toutes digressions étrangères, & ti-rant simplement mon rapport des Pie-ces qui ont été produites juíqu’à pré-sent de part & d’autre.
11 n’est presque pas besoin de remar* ses dissé-quer, que nos deux illustres Géome-tres se servent d’une même Méthoded’Analyse, sous des noms & des Ca-ractères differens; le fait est trop con-nu. M. Newton , & les Mathémati-ciens d’Angleterre après lui, appellentcette Méthode la Méthode desFluxions;& M. Leibnitz lui a don-né le nomdeCAtcoi. Difïeren-ti e l, en quoi il a été suivi par pres-que