DE Mr. LEIBNITZ. 203
qui a fait l’accusatcur sur le fonde-ment du Commerce Epìjlolaire, soit qu’onregarde la Préface pleine d’aigreur,qu’un autre a mise devant la nouvelleEdition de ses Principes. Mais que puis-que M. Newton veut bienparoître lui-méme, il sera charmé de lui donnersatisfaction.
11 observe premierement, que c’estbien à tort qu’il étoit accusé d’être l’a-greíl'eur dans cette dispute, ne se sou-venant pas d’avoir parlé de M. New-ton , que d’une maniéré fort obligean-te ; mais qu’on abusoit, pour formercette accusation, d’un passage (a) desActes de Leipzig, du mois de Janvier1705 , fur lequel M. Newton s’étoitlaissé tromper, par un homme qui a-voit empoisonné ces paroles des Actes,qu’on iupposoit n’avoir pas été pu-bliées fans la connoissance de lui Leib-nitz ; ou bien qu’on a été ravi de trou-ver un prétexte de s’attribuer, ou fai-re attribuer privativement l’Inventiondu Nouveau Calcul, depuis qu’on ena remarqué le succès, & le bruit qu’ilfaisoit dans le Monde.
11 ajoute , que pour ce qui est duCommité nombreux de personnes dis-tinguées &c. dont parloitM. Newton,
on
fa) C’est toujours la comparaison des Actesde Leipzig rapportée á la page m. dont il estquestion.