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Tome premier.
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A V I E

les Cuieux aux Mémoires de la So-ciété Royale d’Angleterre, que je viensde citer. D’ailleurs, ce sujet a perdules agrémens de la nouveauté; tant depersonnes se sont depuis exercés à cet.te curieuse Machine de Méchanique,qu’il semble à présent,que la Théorien’a plus rien à y ajouter, & que toutne dépend que du travail. Du moinsce seroit à des personnes dugénie&del’adrelTe d’un Sully, d’un Greham, d’unLe Roi, à inventer quelque chose deneuf, & à l’exécuter.

M. Leibnitz avoit aussi songé à ren-dre les Voitures ordinaires plus lege-res & plus commodes ; mais j’ignores’il a mis en œuvre ce dessein, je laifeulement que Jean Joachim Becher,Docteur en Médecine, né à Spire, &mort misérablement dans le Duché deCornouaìlle, homme d’une mauvaiseconduite & d’un esprit mal tourné,connu des Alchymistes par divers E-crits fur la Pierre Philosophale, se prità M. Leibnitz de n’avoir pas eu unepension du Duc d’Hannover, & pourse vanger, il lui imputa dans une Bro-chure (a), d’avoir formé l’entreprisede construire une Voiture, qui auroitfait en vingt-quatre heures le Voyage

d’ïían-

(a) Ecrite en Allemand sons ie titre Díe Nar-riseke We'tsheit , c’est-ì dire De !a Sagejse folle.