DE MS. LEIBNITZ. 219
Rarement le dessein le mieux penschvient à un heureux terme; trop d’ac-cidens imprévus rompent les mesuresles plus prudentes.
II commença dès Tannée 1675 , àdonner des preuves de son goût pourla Méchanique. On ne s’entretenoitalors parmi les gens de ce monde-là»de rien davantage, que de la nouvelleinvention des Montres de poche avecle Ressort en Spirale. L’artifice confis-toic à rectifier le mouvement du Ba-lancier qui est fort inégal en lui-mê-me,par le moyen d’un tel Ressort. Cefut M. Huygens qui fit faire le premierune Montre de cette maniéré , dontl’Invention, pratiquée jusqu’à ce jour,parut fort ingénieuse & fort utile. Apeu près vers le même tems, M. Leib-nitz, qui ne fut pas des derniers à enentendre parler avec éloge, proposalui-même dans les Transactions Philo-sophiques (a) , une autre idée pourperfectionner la construction des Mon-tres ; c’étoit d’employer dans le Mou-vement, deux Balanciers & deux Res-sorts , qui se banderoient & se déban-deraient alternativement sans inter-ruption. On me dispensera d’entrerdans le détail, qu’il est plus aisé d’ex-poser à l’œilqu’à l’esprit; je renvoyé
les
PO N. 113. pag. Us, Mense Aptili Ann. IÍ75.