DE Mr. LEIBNITZ. 229
deux passions favorites. Qu’on est esti-mable , quand les vertus lont des pas-sions!
Voilà comment M. Leibnitz se sit,, f lltconnoítre dans l’Empire des Lettres, estimé ?cAussi les Académies les plus célèbres pension-s’empresserenc de se l’acquérir. Maisfa réputation ne se borna pas feulement runces.au Lycée, elle vola jui'qu’à la Cour,
0Ì1 ce n’est d’ordinaire qu’une grandenaissance 6c une fortune illustre qui an-noncent les Hommes. Le nom de Sa-vant a bien du chemin à faire pour par-venir jufqu’aux oreilles des Têtes Cou-ronnées , 6c si cela arrive, c’est pres-que toujours fort tard, ou même uni-quement à celles d’un Prince Protec-teur des Sciences. Cependant le nomde M. Leibnitz vint de bonne heure,
6c pour ainsi dire de concert, à la con-noissance de plusieurs Souverains. L’E-leéteur de Mayence, le Duc de Bruns-wick-Lunebourg, Ernest Auguste sonSuccesseur, le Roi de Prusse, l’Empe-reur Joseph, l’Empereur Charles VI,le Roi Ceorge 1 , le Czar, lui marquè-rent leur estime, par des préscns, desPensions , ou des Titres honorables.
Pour parler aussi de Souveraines; 6cc’est un double honneur pour lui, d’a-voir eu quelque parc à leur bienveillan-ce ;_les deux Impératrices Amélie 6cElisabeth, la Reine de Prusse Sophie-(P) 3 , Char-