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Tome premier.
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DE Mr. LEIBNITZ. 231

ge est bon, mais que le Philosophe &l’Homme de Lettres y doivent longertoute leur vie.

Son humeur étoit gaye, fa conver- Son hu .sation agréable, utile, & polie par l’u-meur.sage du beau monde. On dit qu’il semettoit aisément en colere, mais qu’ilcn revenoit facilement. II avoit Pair Sa p ], y .appliqué, la physionomie douce, lasiono-vuë très-courte, mais infatigable. Il m,e *étoit d’une taille médiocre, plutôt mai-gre que gras, d’une vigoureuse com-plexion, n’ayant ^ueres eu de mala-dies, excepté la Goûte, & des verti-ges qui provenoient vraisemblable-ment de sa maniéré de vivre & d’étu-dier. II mangeoit beaucoup, buvoit Safafolipeu quand on ne le forçoit pas, & ja- de vmemais de vin fans eau. Chez lui il étoitabsolument le maître,car il mangeoittout seul; la faim ou ses études mar-quoient l’heure de ses repas ; il ne te-noit point de ménage, &envoyoit qué-rir chez un Traiteur la premiere chosequi se présentoir. Dès qu’il eut la Goû-te , il ne dînoit que d’un peu de lait;mais il faisoit un grand souper forttard , sur lequel il se couchoit. Onrapporte que souvent il ne dormoitqu’afsis fur une chaise, & ne se réveil-loit pas moins frais à trois ou quatreheures du matin qu’il se remettoit denouveau àl’étude fans quitter le siégé,

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