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Ôn Tac*case auífid'ava*rice.
De pas-
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II est arrivé une fois à M. Leibnitzd’avoir feint une dévotion, à laquelleil n’ajoutoit certainement point decréance. Voici le fait (a). Un jourdans une de ses courses fur la mer d’I-talie , il s’éleva une furieuse tempête;le Pilote déconcerté , qui ne croyoitpas être entendu par un Aliemandqu’ilregardoit comme la cause de l'orage,lejugeant hérétique,proposa de le jetterdans la mer; fur quoi le Jonas Luthé-rien fans marquer aucun trouble tira unChapelet, qu’il avoit peut-être pris parprécaution, & le tourna d’un air allezdévot pour parer le coup qu’un zèle su-perstitieux lui préparoit. Mais si quel-qu’un vouloir fe servir de cette parti-cularité comme d’une preuve du peude Religion du Voyageur, il faut Pa-vertir par avance qu’ilferoit grand tortà son jugement.
On accuse aussi M. Leibnitz d’avari-ce. II est vrai qu’il auroit dû vivred’une maniéré moins économe, & re-chercher davantage les commoditésdu bien-être, que ses revenus lui per-mettoient de fe procurer. M. DeFomtenelle, qui s’est laissé quelquefois sé-duire par des jeux de mots, dit à cesujet, que M. Leibnitz dépensoitbeau-coup en négligence.
11 se plaisoitjdit-on, à former quan-
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(a) Histoire de I’Academ. Roy. des Scienc.Ar.r. 1716. Eloge de M. Leibnitz.