Band 
Tome premier.
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p R E F A C E. 301

attíibuoient aux Dieux la cause de leurscrimes, comme si une Divinité les pous-soir à mal faire. La Philosophie desChrétiens, qui reeonnoît mieux quecelle des Anciens la dépendance deschoses du premier Auteur, < 5 t son con-cours avec toutes les aólions des Créa-tures , a paru augmenter cet embaras.Quelques habiles gens de notre teinsen font venus jusqu’à ôter toute actionaux Créatures ; & M. Bayle, qui don-noit un peu dans ce sentiment extraor-dinaire i s’en est servi pour relever ledogme tombé des deux Principes, oude deux Dieux,l’un bon,l’autre mau-vais, comme si ce dogme satisfaifoiemieux aux difficultés lur l'origine dumal ; quoique d’ailleurs il reconnoiffeque c’est un sentiment insoutenable,& que l’unité du Principe est fondéeincontestablement en raisons à priori ;mais il en veut inférer que notre Rai-son se confond,& ne sauroit satisfaireaux objections, & qu’on ne doit paslaisser pour cela de le tenir ferme auxdogmes révélés, qui nous enseignentl’existence d’un seul Dieu , parfaite-ment bon , parfaitement puissant, &parfaitement sage. Mais beaucoup deLecteurs qui feroient persuadés de l’in-iblubilité de ses objections, & qui lescroiroient pour le moins aussi fortesque les preuves de la vérité de la Reli-gion,