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qui fondent toute l’obligation sur ìicontrainte, & prennent par conséquentla puissance pour la mesure du droit.Mais on abandonnera bientôt des ma-ximes si étranges, & si peu propres àrendre les hommes bons & charitables
E ar limitation de Dieu , lorsqu’on auraien considéré qu’un Dieu qui se plai-roit au mal d’autrui, ne sauroit être idistingué du mauvais Principe des Ma-nichéens, supposé que ce Principe fûtdevenu seul Maître de l’Univers ; &que par conséquent il faut attribuer auvrai Dieu dessentimens qui le rendentdigne d’être appellé le bon Principe.
Par bonheur ces dogmes outrés nesubsistent presque plus parmi lesThéo-íogiens : cependant quelques Person-nes d’esprit, qui se plaisent à faire desdifficultés, les font revivre: ils cher-chent à augmenter notre embaras, enjoignant les controverses que la Théo-logie Chrétienne fait naître, aux comfellations de la Philosophie. Les Phi-losophes ont considéré les questionsde la Nécessité, de la Liberté, & del’Origine du Mal; les Théologiens yont joint celles du Péché Originel, dela Grâce & de la Prédestination. La cor-ruption originelle du Genre-humain,venue du premier péché, nous paroîcavoir imposé une nécessité naturelle depecher, sans le secours de la GrâceDí-
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