318 PREFACE. j
mens les intentions de Dieu, par un 'artifice plus grand encore que celuiqui fait que dans notre corps tout s’e-xecute conformément aux résolutionsde notre volonté. Et puisque M. Bay- 1le lui-même juge avec raison, qu’ily 'a plus d’artifìce dans l’organisation des {animaux que dans le plus beau Poème jdu monde , ou dans la plus belle in-vention dont l’eíprit humain soit ca-pable ; il s’ensuit que mon Système ducommerce de l’Ame & du Corps estaussi facile que le sentiment communde la formation des animaux : car cesentiment (qui me paroit véritable)porte en effet que la Sagesse de Dieua fait la Nature en sorte qu’elle estcapable en vertu de ses Loix de for-mer les animaux; & je l’éclaircis, &en fais mieux voir la possibilité par lemoyen de la préformation. Après quoion n’aura pas sujet de trouver étrangeque Dieu ait fait le corps en sortequ’en vertu de ses propres Loix ilpuisse executer les desseins de Pâmeraisonnable, puisque tout ce que Pâ-me raisonnable peut commander aucorps, est moins difficile que Porgani-sation que Dieu a commandée aux se-mences. M. Bayle dit (Réponse auxQuestions d’un Provincial, Chap. 182.p. 1294.) que ce n’est que depuis peude tems qu’il y a eu des personnes qui
ont