de la Foi avec la Raison. 5
Religion sont contraires aux apparences. OrMr. Bayle déclare dans fa Réponse posthume àMr. Le Clerc, qu’il ne prétend point qu’il y aitdes démonstrations contre les Vérités de laFoi;& par conséquent toutes ces difficultés invinci-bles , ces combats prétendus de la Raison contrela Foi s’évanouïssent.
Hi motus animorum atquí bac discrimina tanta
Pulveris exigui jaiïu compressa quiescurtt.
4. Les Théologiens Protestans, auisi-bien queceux du parti de Rome, conviennent des maxi-mes que je viens de poser , lorsqu’ils traitent lamatière avec foin; & tout ce qu’on dit contre laRaison , ne porte coup que contre une préten-due Raison, corrompue & abusée par de faussesapparences. II en est de même des notions dela justice & de la bonté de Dieu. On en parlequelquefois, comme si nous n’en avions aucuneidée ni aucune définition. Mais en ce cas nousn’aurions point de fondement de lui attribuer cesattributs, ou de l’en louer. Sa bonté & fa justi-ce , aussi-bien que fa sagesse, ne diffèrent desnôtres , que parce qu’elles font infiniment plusparfaites. Ainsi les notions simples, les véritésnécessaires , & les conséquences démonstrativesde la Philosophie, ne sauroient être contraires àla Révélation. Et lorsque quelques maximesphilosophiques font rejettées en Théologie,c’estqu’on tient qu’elles ne font que d’une nécessitéphysique ou morale, qui ne parle que de ce quia lieu ordinairement, & se fonde par conséquentsur les apparences , mais qui peut manquer, siDieu le trouve bon.
5. II parolt par ce que je viens de dire, qu’il
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