de la Foi avec la Raison. 47
fin-de la seconde édition du Dictionnaire) prendces paroles,où Origéne marque que la Religionest à l’épreuve de la discussion des Dogmes,comme si cela ne s’entendoit point par rapportà la Philosophie, mais seulement par rapport àPexactitude avec laquelle on établit l’autorité &le véritable sens de la Sainte Ecriture. Mais iln’y a rien qui marque cette restriction. Origéneécrivoit contre un Philosophe, qu’elle n’auroicpoint accommodé. Et ilparoit, que ce Père avoulu marquer, que parmi les Chrétiens on n’é-toit pas moins exact que chez les Stoïciens &chez quelques autres Philosophes , qui établis-soient leur doctrine, tant par la Raison, que parles autorités, comme faisoit Chrysippe, qui trou-voit fa Philosophie encore dans les Symboles del’Antiquité Païenne.
54. Celte fait encore une autre objection auxChrétiens, au même endroit. S" ils se renferment( dit-il) à l’ordinaire dans leur, N’examinez point,croyez seulement ; il faut quils me disent au moins ,quelles font les choses qu’ils veulent que je croye.En cela il a raison sans doute, & cela va contreceux qui diroient que Dieu est bon & juste, &qui soutiendroient cependant que nous n’avonsaucune notion de la bonté ou de la justice, quandnous lui attribuons ces perfections. Mais il nefaut pas demander toujours ce que j’appelle de?notions adéquates , & qui n’enveloppent rien quine soit expliqué; puisque même les qualités sen-sibles, comme la chaleur, la lumière, la dou-,ceur.ne nous sauroient donner de telles notions.Ainsi nous convenons que les Mystères reçoi-vent une explication, mais cette explication estimparfaite. II suffit que nous ayons quelque in-telligence analogique d’un Mystère^ tel que la
Trinité