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Tome premier.
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66 Discours de la Conformité

que vous n’y répondiez rien, soit que vous yfajfiezune réponse où personne ne peut rien comprendre. Lapartie peut-elle être égale entre un homme qui vousobjeùe ce que vous & lui concevez très-nettement,U vous qui ne pouvez vous défendre que par desréponses, où ni vous ni lui ne comprenez rien? [IIne suffit pas que l’objection soit fondée sur desnotions bien distinctes, il faut auffi qu’on en fas-se l’application contre la these. Et quand je ré-ponds à quelqu’un en lui niant quelque prédis-se, pour l’obliger â la prouver, ou quelque con-séquence , pour l’obliger à la mettre en bonneforme; on ne peut point dire que je ne répondsrien , ou que je ne réponds rien d’intelligible.Car comme c’eít la prémisse douteuse de l’ad-versaire que je nie , ma négation sera auffi in-telligible que son affirmation. Enfin lorsque j’aila complaisance de m’expliquer par quelque dis-tinction , il suffit que les termes que j’emploieaient quelque sens, comme dans le Mystère mê-me; ainsi on comprendra quelque chose dans maréponse ; mais il n’est point besoin que l’on com-prenne tout ce qu’elle enveloppe, autrement oncomprendroit encore le Mystère.]

75. M. Bayle continue ainsi : Toute disputephilosophique suppose que les parties disputantes con-viennent de certaines définitions , [Cela seroit ásouhaiter, mais ordinairement ce n’est que dansla dispute même qu’on y vient au besoin.] Q 1 q u’el-les admettent les réglés des Syllogismes , lesmarques à quoi l’on connoît les mauvais raisonne-mens. sfprès cela , tout tonfifte á examiner fi unethese esì conforme médiatement ou immédiatementaux principes dont on ejl convenu , [ce qui se faitpar les Syllogismes d > celui qui fait des objec-tions] fi les prémisses d’une preuve [avancée par