de la Foi avec la Raison. 67
l’opposant] sont véritables , fi la conséquence estbien tirée : fi l’on s'estservi d’un Syllogijme à quatretermes, fi l’on ria pas violé quelque aphorisme duchapitre de oppoíîtis ou de sophilticis eienchis&c. [il suffit, en peu de mots, de nier quelqueprémisse ou quelque conséquence, ou enfin d’ex-pliquer ou faire expliquer quelque terme équi-voque] on remporte la vittoire , ou en montrantque le sujet de la dispute ria aucune liaison avec lesprincipes dont on étoit convenu, [c’esi à-dire enmontrant que l’objection ne prouve rien , & a-lors le défendeur gagne la cause] ou en réduisantà l’absurde le défendeur : [lorsque toutes les pré-misses & toutes les conséquences font bien prou-vées] or on l’y peut réduire , soit qu’on lui montreque les conséquences de satbese sont le oui^f le , on,soit qu’on le contraigne à ne répondre que des cho-ses inintelligibles. C est ce dernier inconvénientqu'il peut toûjours éviter, parce qu’it n’a pointbesoin d’avancer de nouvelles thèses.] Le but decette espece de disputes est d’éclaircir les obscuritésde parvenir à t’évidence; [c’est le but de l’op-posant , car il veut rendre évident que le Mys-tère est faux ; mais ce ne sauroit être ici íe butdu défendeur , car admettant le Mystère , ilconvient qu’on ne le sauroit rendre évident.] de-là vient que l’on juge que pendant le cours du pro-cès , la vidoire se déclaré plus ou moins pour le sou-tenant ou pour l’opposant , selon qu’il y a plus oumoins de clarté dans les propositions de l’un , quedans les propofitions de l’autre. [C’est parler com-me si le soutenant & l’opposant dévoient être é-galement à découvert : mais le soutenant estcomme un Commandant affiegé, couvert par sesouvrages,& c’est à l’attaquant de les ruiner. Lesoutenant n’a point besoin ici d’évidence , & ilE 2 ne