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Tome premier.
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io4 Essais sur ea Bonté' de Dieuì

tres de pierre, & les uns plus, les autres moins:Cela étant, il arrivera que les bateaux les pluschargés iront plus lentement que les autres,pourvu qu’on suppose que le vent, ou la rame, ouquelque autre moyen semblable ne les aide point.Ce n’est pas proprement la pesanteur qui est lacause de ce retardement, puisque les bateauxdescendent au lieu de monter, mais c’est la mê-me cause qui augmente aussi la pesanteur dansles corps qui ont plus de densité , c'est-à-direqui font moins spongieux , & plus chargés dematière qui leur est propre : car celle qui passeà travers des pores , ne recevant pas le mêmemouvement, ne doit pas entrer en ligne decompte. Ç’est donc que la matière est portéeoriginairement à la taruivité , ou à la privationde la vitesse ; non pas pour la diminuer par foi-même, quand elle a déja reçu cette vitesse, carce seroit agir ; mais pour modérer par fa récep-tivité l’effet de l’impression , quand elle le doitrecevoir. Et par conséquent, puisqu’il y a plusde matière muë par Ja même force du courantlorsque le bateau est plus chargé , il faut qu’ilaille plus lentement. Les expériences aussi duchoc des corps , jointes à la raison , font voirqu’il faut employer deux fois plus de force pourdonner une même vitesse à un corps de la mêmematière, mais deux fois plus grand; ce qui neseroit point nécessaire,si la matière étoit absolu-ment-indifférente au repos & au mouvement, &si elle n’avoit pas cette inertie naturelle, dontnous venons de parler, qui lui donne une espe*ee de répugnance à être muë. Comparons main-tenant la force que le courant exerce fur les ba-teaux, & qu’il kur communique, avec faction dePieu qgi produit & conserve ce qu’il y a de po-