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Tome premier.
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ET LA LIBERTE' DE l’HoMME. I. P. I17

îe plus souvent l’on ne s’apperçoit pas ; & j’aïdéja dit que lorsqu’on sort d’une chambre, il y atelles râlions qui nous déterminent à mettre untel pied devant , fans qu’on y réfléchisse. Caril n’y a pas par tout un esclave, comme dans lamaison de Trimalcion chez Pétrone , qui nouscrie : Le pied droit devant. Tout ce que nousvenons de dire s’accorde auílì parfaitement avecles maximes des Philosophes,qui enseignent qu’u-ne cause ne sauroit agir, sans avoir une disposi-tion à Paction ; & c’eít cette disposition qui con-tient une prédéterinination , soit que l’agent l aitreçue de dehors , ou qu’il l’ait eue en vertu defa propre commission antérieure.

47. Ainsi on n’a point besoin de recourir, avecquelques nouveaux Thomistes , à une prédéter-mination nouvelle immédiate de Dieu, qui fassesortir la créature libre de son indifférence , & àun decret de Dieu de la prédéterminer, qui don-ne moyen à Dieu de connoître ce qu’elle fera:car il suffit que la créature soit prédéterminée parson état précédent, qui l’incline à un parti plusqu’à Pautre ; & toutes ces liaisons des actions dela créature & de toutes les créatures étoient re-présentées dans l’entendement Divin , & con-nues à Dieu par la science de la simple intelligen-ce, avant qu’il eût décerné de leur donner l’exis-tence. Ce qui fait voir que pour rendre raisonde la préscience de Dieu, on se peut passer, tantde la Science Moyenne des Molinistes, que de laPrédétermination, telle qu’un Bannés, ou un Al-varés (Auteurs Tailleurs fort profonds) Pont en-seignée.

48. Par cette fausse idée d’une indifférenced’équilibre, les Molinistes ont été fort embaras-sés. On leur demandoit non seulement comment

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