PRELIMINAIRE. xxixmais leur usage se bornoit à amener del’eau à une ville, pour le besoin des ha-bitans de leurs nouvelles colonies. Lapremière application qu’on en ait fait auxcanaux navigables , remonte seulementà l’année i46o; car, en cette année, onfit passer le canal de la Martésana surle torrent de Molgora, à l’aide d’unpont - aqueduc de 3 arches de i 9 m , 484( 60 pieds ) d’ouverture ( 1 ).
Quoique les aqueducs tels qu’ils ontd’abord été construits, ne dussent servirà aucune navigation, on voit pourtantqu’ils ont pu être l’idée-mère des ponts-aqueducs qu’on a adaptés par la suite,aux canaux navigables. Par exemple ,dans le Midi, le pont du Gard ( 2 ), ou-
(1) Frisi , Traité des rivières et des torrens , p. 20L
(2) Nous lisons dans des observations sur les anti-quités de Nismes : « qu’on attribue cet aqueduc à3) Agrippa qui l’éleva lorsqu’il vint dans l’Occitanie ,>' 19 ans avant la naissance de J. C. On sait quil» prenait le titre de curator perpetuus aquarum. Les» niasses étonnantes qu’on a employées à construire» cet aqueduc, ainsi que les autres antiquités de
Nismes, ont fait croire que les romains avaient le