CHAPITRE III- l35
tlu canal, occasionnent un retard dans leurécoulement, et augmentent l’étendue desdébordemens. Il est vrai que pour pouvoirse débarrasser de ces eaux qui affluent engrand volume, les digues de barrage sontpercées d’épanchoirs à fond ; mais leurspertuis sont insuffisans. Les piles des épau-éhoirs deviennent autant d’obstacles quifavorisent les ensablemcns ; et les eaux,forcées de se répandre à droite et à gauchedans les eaux mortes du canal, prolongentles dépôts jusqu’aux limites des effets del’inondation qui s’étendent souvent très-loin.
Le Fresquel, torrent qui reçoit toutes^ es eaux du vaste bassin compris entre■^aurouse et Carcassonne, réunissait émi-nemment les inconvéniens que nous venons
détailler. Son cours est d’environ 3 myria-mètres ( rj lieues ). Ses eaux sont toujoui s^roubles, parce qu’elles coulent dans 1 en-droit le plus bas d’un vallon dont les terressont très-bien cultivées, et dans un pays oùil pleut fréquemment.
Pour tâcher de remédier aux désordresde cette rivière, on avait proposé depuislong-tems deux projets. L’un consistoit aresserrer le Fresquel, et à lui former un lit