CHAPITRE IIÏ. 103
point uniforme, on a dû adapter le terrainaux écluses, ce qui est contre tout principe.Cette disposition a amené la nécessité de fairedes déblais immenses dans la partie haute ,pour être transportés en remblais dans la-partie basse. 11 en est résulté, outre une plusgrande dépense, moins de solidité dans Pou-drage , de fortes transpirations, une perted’eau considérable, et des dommages pourles propriétaires dont les terres qui avoi-sinent le canal se trouvent inondées. Il afallu depuis , pratiquer le long des terriers ,des rigoles d’écoulement pour dessécher leschamps riverains, et conduire les eaux destranspirations dans la rivière d’Aude.
Il paraît cependant que l’emplacementl’égulier des écluses a eu pour objet d obtenirdes chûtes égales, ce qui est un avantageP°ur l’économie des eaux, comme l’a très-bien. prouvé Gauthey, inspecteur généraldes ponts et chaussées, dans son excellent■Mémoire manuscrit sur les écluses. L onRemarque assez généralement qu’on n a pointCU égard dans les écluses du canal du Midia cette égalité de chute 5 mais l’on pouvaitSe Permettre la prodigalité qui en résultaitb°ur la dépense des eaux , sur- tout a unee P°que où il 11’était guère possible de pré-