■CHAPITRE VI. 265
fixer les traités respectifs de ces derniersd’une manière invariable.
Les barques du canal du Midi réduitespar leur forme, comme nous l’avons dit,à celte seule navigation, dépérissent si ellesne sont occupées. Pour, qu’elles puissenttoutes travailler, il faut que leur nombresoit proportionné au travail moyen; maisle nombre de ces barques devrait être tel,qu’à l’époque du moindre travail, elles yparticipassent toutes en gagnant de quois’entretenir; et que, dans les cas urgens ,elles pussent pourvoir à la navigation la plusanimée. La fixation à i5o barques paraîtraitremplir ce double objet, même surabondam-ment; en voici la preuve.
La moindre barque du canal peut chargeri, 1800 quintaux); beaucoup vont àgryBkil. ( 2000 quintaux) et au delà.
La plus longue navigation que puissentfaire les barques de Toulouse à Beaucaire ,et de Beaucaire à Toulouse, s’exécute en5o jours. On doit observer que la majeure-partie des voyages a lieu de Toulouse à Agde,et qu’on peut faire ce trajet pour l’alléeet le retour en 20 jours.
En partant de ces données, i5o barquesnavigant pendant dix mois de l’année,