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déjà un salaire considérable ; mais il l’estdevenu bien davantage par le perfectionne-ment du canal qui a rendu les voyages moinslongs, et a permis de construire des barquesqui voiturent le double de ce qu’elles trans-portaient dans l’origine.
L’appas d’un gros bénéfice a fait accroîtredémésurément le nombre des barques , quine s’est plus trouvé en proportion avec untravail possible. Dès lors le patron ne pou-vant aller s’occuper ailleurs, et forcé desolliciter la préférence des chargemens, s’esttrouvé dans la dépendance absolue des char-geurs, et a fait des relâchemens sur le tiersdu droit que lui avait abandonné le pro-priétaire. Ce droit de o fr ,008 (2 deniers) qui,de Toulouse à l’étang de Thau, aurait dûrapporter au patron o fr -,535 m -(6 sols 8 den. )par 48^,915 (un quintal), était réduit ào lr -, 225 m - (4 sols 6 deniers)par le chargeur •le patron perdait donc o lr -, 108 (2 sols2 deniers).
La loi du 21 vendémiaire an 5 a confirméla séparation qui existait de fait, mais pa fune convention tacite, entre le droit donavigation et le droit de voiture , ou nolis,qui demeure libre entre les négocians et lespatrons 5 la loi n’ayant pas cru possible do