CHAPITRE VI. : ' 267
parce que les denrées sont ‘le principal ali-ment des transports du canal.
On ajoutera encore àcette observation quela voiture par terre coûterait vraisembla-blement la moitié en sus du prix auquelelle est portée, sans la concurrence du canal.
En réunissant le droit actuel de 0 ^- 792 ™-( i5 sols 10 deniers) par 48 lul -,9i5 (unquintal) pour toute la ligne de navigation,avec le nolis du patron estimé à o fr -, 258 111,( 5 sols 2 deniers ) et même à o fr -, 5o8 m *(6 sols 2 deniers), tel qu’il peut être dansun tems de travail, le prix du transportde 48 kil> , g 1 5 (un quintal de marchandise)'sera donc de i fr -, 20 (22 sols) : il n’y a pasde canal en France dont la voiture soitmeilleur marché, ni même de rivière à dis-tance égale de route.
Par exemple les transports par la Garonnede Toulouse à Bordeaux qui comportent lamême longueur dû canal, coûtent i fr -(20 sols)dans les tems favorables ; ils s’élèvent jus-qu’à i fr -, 5o (3o sols) lorsque les eaux sontbasses. En remontant, le plus bas prix estde 1 fr -, 7 5 à 2 fr - (35 à 4o sols) ; il s’élèvequelquefois jusqu’à 3 fr -, 5o (3 livres xo sols).Les deux voyages réunis durent une vingtainede jours, c’est-à-dire, le même tems qui est’