28:2 DU CANAL DU MIDI,dont le transport est nul aujourd’hui à causéde la guerre. Mais, à la paix, cette dernièrebranche de commerce prendra de l’extensiondès qu’elle ne sera plus entravée par ladouane de Valence qui obligeait ces mar-chandises à se détourner du canal, leurroute naturelle, pour se rendre à Lyon etpays circonvoisins, par les montagnes de laci- devant Auvergne.
Les grains qu’on embarque depuis Tou-louse jusqu’à Carcassonne, sont les objets lesplus considérables dont le transport ait lieusur le canal du Midi ; ils procurent les deuxtiers de son revenu.
On exporte par Cette une grande quantitéde vins et d’eau-de-vie que les Suédois, lesDanois , les Hambourgeois et les Liguriensviennent charger pour leur pays, ou pour laRussie, la Prusse et les villes Anséatiques.
Les principaux objets d’importation con-sistent annuellement en huiles d’olive detoute qualité venant de la Ligurie ; encordailles d’herbe, en liège, bouchons, boisà futaille et à teinture que les Espagnolsportent en France, et en savons de Mar-seille et autres marchandises comme drogue-ries , épiceries , etc., venant du Levant.Depuis que le sel est devenu marchandise,