CHAPITRE VII. 2()7
sorte d’enthousiasme bien digne du sièclequi produisit tant de vertus !
Le 25 mai 1660, c’est-à-dire, à l’àgede 27 ans , F. Andreossy partit de Nar-bonne pour aller en Italie ( 1 ). Il enparcourut plusieurs pi’ovinces ; mais il nepénétra point dans la partie méridionalequi lui offrait peu de ressources pour lesobjets qu’il avait à considérer. Il est certain,qu’il voyagea dans ces contrées alin d’yperfectionner les connaissances qu’il avaitacquises en hydraulique, ou pour y enpuiser de nouvelles; et l’on sait que l’Italieétait le pays le plus propre à remplir sesvues. 1
Du moment où les beaux arts transfugesde l’Egypte et de la Grèce, eurent été ac-cueillis et fixés en Italie, l’heureux géniedu peuple qui habitait cette belle contrée;ne cessa d’étendre son influence sur lesobjets d’utilité, comme sur ceux d’agrément;et dans un pays où l’on a toujours à luttercontre les eaux, la science de l’hydrauliqueaidée de la théorie et de l’expérience, dut
(1) Il nous reste l’itinéraire de son voyage écrit désa propre main , sous ce titre : Route de mon voyagéd’Italie.