C H A PI T RE VII.
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>> de Riquet, ajouta-t-il, auraient dû la lui» faire ériger, et cette générosité les aurait» autant illustrés que l’ouvrage même ».L’opinion deVauban est aussi trop flatteusepour la passer sous silence. Cet hommeimmortel à tant de titres, et le plus grandingénieur de son siècle, fut frappé d’admi-ration en parcourant le canal de Languedoc,dont il était chargé de faire la visite parordre du roi (en i686);etil ne put s’empêcherde dire hautement : « qu’il avait été surprisy> de n’y pas voir les statues de MM. Riquet» et Andreossy, auteurs de cette grande en-» treprise ». Ce fait qu’on avait altéré a étérétabli dans ce monument littéraire quihonore le siècle et la nation qui l’ont pro-duit ( 1 ).
A un témoignage aussi glorieux , nouspourrions joindre ceux de plusieurs écrivainsétrangers et nationaux. Les Zendrini, lesFrisi, célèbres mathématiciens d’Italie, encitant le canal de Languedoc, comme unouvrage qui prouve jusqu’à quel points’est élevé l’esprit humain dans la conduite
(1) L’Encyclopéd. métliod. Voyez l’art militaire ?première partie , au mot canal.