CHAPITRE VII. 3l 7
cution d’une pareille entreprise avaient dûregarder un homme de l’art, dont le génieet les connaissances pussent répondre dusuccès. En effet, un ouvrage de cette na-ture exige dans le projet et dans l’exécu-tion, non seulement du génie , mais encoredes connaissances très - profondes et très-variées ; il faut avoir fait une étude parti-culière des sciences • spéculatives et de lapratique des arts. Tous les travaux sontfondés sur des opérations , des calculs , descombinaisons qui demandent des lumièressures et une sagacité peu commune, afind’approcher, autant qu’il est possible, de laplus grande économie et du point de per-fection : il faut songer enfin qu’un ou-vrage aussi vaste et d’une utilité aussi géné-rale, qui sera exposé aux yeux de tout lemonde, ne doit craindre ni la critique deson siècle , ni le jugement de la postérité,C’est donc à F. Andreossy, et non à unvieillard de soixante ans, qui n’avait pointacquis jusqu’alors des connaissances posi-tives, qu’il est naturel, qu’il est juste d’at-tribuer la double gloire d’avoir fait naîtrel’idée d’un projet utile, et tracé la roulequ’on devait suivre afin de parvenir à uneexécution aussi brillante que solide. Cet