328 NOTES ET PIECES
non. seulement la possibilité , niais encore l’ulilité clticanal à construire.
JLe projet et devis du canal que j’avois fini au com-mencement de l’annéo 1 66 i , fut remis , en ma pré-sence , à M. le chevalier de Clerville par M. deRiquet, en i6'53, et a servi à cet ingénieur pourformer son premier devis du canal de communicationau commencement d’octobre 1 666 . Dans le rapportqu’il en fit au roi, il ne fut point fait mention del’auteur ni de M. de Riquet. Ce défaut de mé-moire pour un commissaire général qui avoit toutcrédit auprès du roi et de son ministre, m’engageaà me tenir en garde contre tontes les attaques quim’ont été faites. Je ne réclamai point mon projet ,parce que, dans le fond, je le trouvois peu suscep-tible d’être exécuté , attendu les inconvéniens desrivières qui dévoient servir de canaux sur plus desdeux tiers de la longueur du canal. Je travaillai denouveau à faire un second devis que j’entortillai demanière que la route que devoit tenir le canal fûttrouvée impraticable dans l’exécution. Je jugeai quec’étoit le seul moyen de mettre en. défaut les talc nsdeM. de Clerville. M. de Riquet,après avoir approuvémon idée, me recommanda le plus grand secret, afind’empêcher les commissaires du roi de se mêler, enaucune manière, de ce grand ouvrage-, et afin de con-server , par ce moyen, non seulement la gloire del’invention, mais encore celle de l’exécution, s’ilavoit le , bonheur d’en avoir l’entreprise générale.Dès ce moment, les intérêts de M. de Riquet et lesmiens furent inséparables.
Il ne me restoit, pour unique ressource, qu’à faire