53o NOTES ET PIÈCESl'établis des principes jusqn’alars inconnus en France ;je démontrai i° que la meilleure manière d’entre-prendre, avec le plus grand succès, la construction ducanal de communication des mers en Languedoc, etl’unique moyen pour en venir à bout, étoit de ras-sembler les eaux des différens ruisseaux de la Mon-tagne-Noire, qu’on appelle Alzau, Coudier, Canta-merle, Bernassonne, Lampy, Lampillon, Rieutort etSor , lesquels ruisseaux se jettent partie dans larivière d’Aude, et partie dans l’Agout.
2°. De réunir et de conduire toutes ces eaux par lémoyen d’une rigole excavée une partie dans la mon-tagne, et l’autre partie dans la plaine jusqu’à Naurouse,point de partage , et par conséquent le plus élevé ducanal à construire.
5°. De faire un seul bassin dans le vallon de Laudot,au lieu appelé Saint-Ferriol, au dessus du vallon deVaudreuille, pour tenir en réserve une assez grandequantité d’eau pour fournir aux besoins de la navi-gation d’un canal entièrement tracé dans l’intérieurdes terres, afin de pouvoir rejeter les rivières deLers et de Fresquel, sujettes à de fréquentes inonda-tions, et capables par conséquent d’ensabler le canaldans la plus grande partie de sa longueur, sans pou-voir le recreuser qu’avec des grappins ou pontons , nepouvant détourner les rivières de leur cours naturel.
Nota. Ma première idée fut d’établir un magasind’ean au vallon de Lampy ; mais après avoir comparéles volumes d’eau que dévoient contenir les deuxbassins de Lampy et de Saint-Ferriol, qui eloientdans le rapport de i à 5 , Lampy fut rejele , et il nefut plus question que de Saint-Ferriol.