JUSTIFICATIVES.
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» deux: côtés d’une montagne près de Beziers , cet» étonnant amphithéâtre d’eaux , tous faits et dessinés» par lui-même ». Ce dernier ouvrage , dont on donneune idée à peine reconnoissable , est l’écluse deFonseranne qu’on n’a sûrement pas vue sur les lieux,ni sur les prétendus dessins de Vauhan. Cette ecluseest formée de huit bassins , ou sas accolés , et celane revient point au nombre dont on parle. D’ailleurspour que ces cinq bassins et ces sept écluses fussentsitués des deux côtés du vallon dans lequel coule larivière d’Orb , il faudroit supposer qu’il existe entreBeziers et Agde , ou pour mieux dire, entre la rivièred’Orb et celle d’Hérault, un point de partage d’oii leseaux coulent vers ces nouveaux seuils. On ignoresans doute que la rivière d’Orb alimente , par sarive gauche, la partie du canal comprise entreBeziers et Agde, tandis qu’elle reçoit sur la rivedroite les eaux qui lui sont versées par l’écluse deFonseranne : il n’étoit donc pas possible , dans cetétat de choses , de faire figurer du côté de Beziersun amphithéâtre d’eaux pareil à celui qu’on remarquesur la pente opposée. ( Voyez le cliap. I, page 68).
On vient de voir qu’une des preuves de l’assertionde l’auteur de l’éloge n’a pas un fondement très-solide; examinons si les autres sont aussi bien établies:Noël assure que « quoique M. de Vauban fût lieu-» tenant général et directeur général des fortifications» du royaume , il ne dédaigna pas de s’occuper per-» sonnellement des moindres détails de cet important» travail». J’observerai d’abord que Vauban ne futdirecteur général des fortifications qu’à la mort duchevalier de Clerville , arrivé en 1678 , c’est-à-dire,