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Rendre, ont également écrit sur celle de Mar-seille (ï). Mais celui dont nous devons attendre leslumières les plus positives sur ce terrible fléau, estsans doute le médecin en chef de l’armée d’Egypte,l’estimable Desgenettes , qui a abordé cette maladieavec un dévouement digne de la supériorité de sonesprit, et de l’élévation de son caractère. Ses pro-fondes connaissances lui serviront à lier le grandnombre de faits qu’il a recueillis , pour en tirer desrésultats utiles au progrès de son art.
C’est donc aux Arabes , aujourd’hui plongés dansla barbarie , et relégués dans leurs stériles déserts,que nous devons les premiers documens de l’art dela médecine, qui se trouve réduite chez eux à despratiques superstitieuses , et à une sorte d’empirisme.!Les arts et les soiences , venus d’Oricnt, ne tarderontpas à se fixer de nouveau dans leur terre natale ,et à rouvrir les sources de bonheur et de prospéritéchez des peuples qui furent jadis si florissans.
l’université de Montpellier s’est toujours soutenueavec éclat depuis son origine ; elle a produit lesHoffman , les Rivière , les Sauvages , les Astrue, lesDarthés , et d’autres non moins recommandables.
les ressources commerciales de Montpellier et desdépartemens méridionaux , se sont beaucoup accruespar les nouvelles découvertes chimiques , et par lesétablissemens auxquels elles ont donné lieu.
(1) Voyez sur ces détails la belle préface du médecinXorry, éditeur des Mémoires pour servir à l’Histoire de la-faculté de médecine de Montpellier, par J. Astrue. Paris ,
J767-.