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à l’époque où les princes chrétiens reprenaient surles Maures les provinces que ceux-ci étaient venusenvahir. La faculté de médecine créée en 1220,puisa chez eux ses premières connaissances. En bâtis-sant , à côté de chaque mosquée , un collège et unhôpital , les Arabes alliaient le culte de la religionà l’étude des sciences et à l’amour de l’humanité.Leurs ouvrages , dont ils avaient eux-mêmes puiséles élémens chez les Grecs , furent traduits et com-mentés ; et l’érudition , comme il est arrivé de touttems , précéda l’observation. Arnaud de Villeneuve,en se débarrassant de l’imitation servile des auteursétrangers , entrevit la perfection de son art, et ycoopéra par des découvertes utiles. Les Arabes très-versés dans la connaissance des plantes et de leurspropriétés, n’étaient pas aussi habiles dans l’anatomie»à laquelle ils n’avaient pu se livrer, la loi de Mahometdéfendant l’attouchement des cadavres : Gui deChauliac fut le restaurateur de cet art important,et Montpellier vit s’élever dans son sein un amphi-théâtre de chirurgie. Il vit également s’ériger unechaire de botanique, et se former un jardin desplantes. De cette école sont sortis les Clusius , lesBauhin , les Jussieu. Enfin , dans le 17 e siècle, on ycréa , pour la chimie, une chaire qui acheva de com-pletter les études nécessaires à l’art de guérir.
Gui de Chauliac a laissé sur l’anatomie , des ou-vrages qui étaient , i l n’y a pas encore cent ans , leslivres classiques des chirurgiens. On lui doit en outre,ainsi qu’à Raymondus de Vinario , la description très-exacte de cette peste affreuse qui fit de si grandsravages dans le 14 e siècle* Chirac et Chicoyneau son