Buch 
6 (1859) Tarragona - Toledo / por Manuel de Assas ... [et al.]
Entstehung
Seite
3
JPEG-Download
 

TRES SARCÓFAGOS CRISTIANOS DE LOS SIGLOS III, IV Y V.

3

¡Cuánto ménos consoladora luz la que algunos años adelante el soldadopretoriano de la octava cohorte, Septimio Sabiniano, juntamente con sumujer Emilia Justa, rogaban que á los manes de su hija Septimia Ad-venta cuidasen de encender todos los dias en Cástulo sus compañeros dearmas presentes y futuros, así ninguno de ellos experimentase pérdidaparecida!

Mediado el siglo II, los cristianos , sin esquivar las fórmulas paganasindiferentes, erigieron cippos con esculturas simbólicas para memoria delos difuntos. Patentízanlo dos piedras en Cástulo, puesta la una á Chrysis,que murió de diez y seis años, donde á más del busto de la joven aparecela imágen del buen pastor entre dos pavos reales; y la otra á Valerio,liberto de Maco y de Satulio (cuya figura parece haber tenido en la manoizquierda una cruz de asa), monumento curioso que nos brinda con lossímbolos del milano y la paloma dormida, del lobo y el cordero. De aquellaedad poseen los de Játiva [Saétabis ) un pequeño columbario marmóreo,tallados en él dos palomas bebiendo en un vaso; y se custodia en la Bi-blioteca Nacional el lindo epígrafe que puso María Esperata á su madresanta y pia Pompeya Felícula.

Por último, del siglo III, á que pertenece el ya descrito sarcófagocristiano de Hellin , se registran la sencilla lápida sepulcral de SempronioGristino en Talavera la vieja (Libora Carpitam ); la del soldado AurelioJusto en Abla (Abula Bastitana), el cual militó 21 años y vivió 40; ciertaurna de barro en Ontur , que adornan delfines y palmeras; y las cincopiedras de Lara, la de Pinta y la de San Pedro de Arlanza , sin fórmulasgentílicas, con nombres éthnicos y los signos cristianos de palmas, ciervos,peces y corazones.

Por tales símbolos, que sugirió la prudencia, los hermanos en la re-ligión verdadera se daban á conocer entre. Muy luégo prefirieron eldel pez , á causa de que su nombre griego reunía las iniciales dela fiase Xpistó; 0eou 'Ycó; Swxr'p Iesus Christus Dei Filins Salvator. Con la

paloma encarecían la simplicidad de inofensivo corazón; la templanza, conel ciervo que busca la fuente de aguas vivas; la palma indicaba la victoriadel espíritu sobre el cuerpo, y el seguro triunfo sobre la muerte; el gallo,la vigilancia; la liebre, el temor y ligereza; en la nave hallaron el em-blema de la iglesia cristiana; la lira expresaba la dulzura y armoníade la religión; y el pavón , que pierde su cola hermosísima en el invierno,volviendo á renovarla con más vivos colores cada primavera, y cuya carnese tenía entonces por incorruptible, nos advertía que ha de resucitar lanuestra para no corromperse jamás; miéntras las plumas de esta hermosaave desplegadas en arco, venían á recordar el iris que después del diluviopuso Dios sobre las nubes por firme señal de su alianza. La esculturacristiana se limita pues en los siglos I y II á emblemas y símbolos sencillos;y divorciase de la pagánica, naciendo con idealidad y vida propia, duranteel sifflo III.

En el siglo IV, á virtud de la paz de la Iglesia y por haberse extendidoá casi todos los pueblos el dogma de la resurrección de la carne, dejáronsede quemar los cadáveres y se generalizó el uso de los sarcófagos. Muchoshan llegado hasta nuestros dias, de excelente labor y ricos los más enrepresentaciones del antiguo y nuevo Testamento, no sin misterio y dis-creción combinadas. Mencionaré algunos, por el orden de respectiva an-tigüedad que les supongo en mi ensayo sobre las Inscripciones cristianasy antiguos monumentos del arte cristiano español , trabajo que ha comen-zado á publicarse.

Sarcófago de Valencia . Resalta en su centro gallarda laurea con elmonograma de Cristo, y debajo de ella una cruz latina; posan dos palomassobre los brazos, y dos ciervos parecen al pié. Hay una pilastra estriadaen cada extremo del frontis; y llenan los espacios intermedios, hasta elcompartimento central, sendos recuadros estrigilados.

Un sepulcro de Mérida (Emérita Augusta) se distingue también porla corona de laurel y el monograma.

Hállase igualmente con delfines en un ataúd marmóreo de Cabeza delGriego ( Archábrica ).

Otro sarcófago de hermosa composición y correcto dibujo, de elegantey muy concluido trabajo, en la iglesia subterránea de Santa Engracia deZaragoza (Caesaraugusta ), pone de manifiesto los siguientes pasajes de laSagrada Escritura : l.° Moisés tocando la peña de Horeb hace que de ella

Elle était bien moins consolante la lumière, que quelques années plustard, le soldat prétorien de la huitième cohorte, Septimus Sabinianus, deconcert avec sa femme Emilie Justa, faisait allumer tous les jours à Càs-tulo aux mânes de sa fille Septimia Adventa, en priant ses compagnonsdarmes présents et futurs de ne pas manquer à ce devoir, afin quaucundeux nessuyât un perte semblable.

Vers le milieu du deuxième siècle, les chrétiens érigèrent, sans dé-daigner les formules païennes indifférentes, des cippes ornés de sculpturessymboliques en mémoire de leurs morts: cela est prouvé par deux pierresà Câstulo dont lune est érigée à Chrysis, qui mourut à lâge de seizeans; en plus du buste de la jeune fille, on voit limage du bon pasteurentre deux paons; lautre est dédiée à Valerius, affranchi de Macus et deSatulius (cette figure semble avoir tenu dans la main une croix danse),monument curieux qui nous offre les symboles du milan et de la colombeendormie, du loup et de lagneau. Jativa possède de cette même époqueun petit colombaire en marbre se trouvent sculptées deux colombesbuvant dans un vase; et la Bibliothèque Nationale conserve le charmantépigraphe que Maria Sperata fit à sa pieuse et sainte mère, PompeiaFélicula.

Finalement, et comme appartenant au troisième siècle, en plus dusarcophage chrétien de Hellin que nous avons décrit, on enregistre encorela simple pierre sépulcrale de Sempronius Cristinus à Talavera ! ancienne(Tolède ), celle du soldat Aurelius Justus à Abla [Abula Bastitana), lequelservit 21 ans sur 40 quil vécut; une certaine urne en terre ornée dedauphins et de palmiers, et qui se trouve à Ontur; et les cinq pierresde Lara, celle de Pinta, et celle de Saint Pierre dArlanza sans formulespaïennes, avec les noms ethniques et le signes chrétiens, palmes, cerfs,poissons et cœurs.

Cest par ces symboles que la prudence suggéra, que les frères de lavraie religion se reconnaissaient entre eux. Bientôt ils préférèrent le pois-son, parce que ce nom en grec ^ réunissait les initiales de la phraseIriaoü; XptaTo; 0eoüTïoç Soixr'p Iesus Christus Dei Filius Salvator. Par la colombe,ils rehaussaient la simplicité inoffensive du cœur; par le cerf, qui cher-che la fontaine des eaux vives, ils rappelaient la tempérance; le palmierindiquait la victoire de lesprit sur la matière, et le triomphe certain surla mort; le coq, la vigilance; le lièvre, la légéreté et la crainte; ils trou-vèrent dans la nef lemblème de léglise chrétienne; la lyre exprimait ladouceur et lharmonie de la religion; et le paon, qui perd sa superbe queuedans lhiver, pour la renouveler chaque printemps des plus vives couleurs,et dont la chair se regardait alors comme incorruptible, nous avertit quela nôtre doit ressusciter un jour pour ne plus se décomposer; tandis que leplumage déployé en arc de ce bel oiseau rappelait au souvenir larc-en-ciel, que Dieu mit dans les nues comme sceau de son alliance avec lhom-me après le déluge. La sculpture chrétienne se limite donc à de simplessymboles et emblèmes, pendant le premier et le deuxième siècle; tandisque dans le troisième, elle se sépare entièrement du paganisme pour naîtredune manière idéale, à une vie qui lui est propre.

Dans le quatrième siècle, en vertu de la paix de lEglise, le dogmede la résurrection sétant étendu chez presque tous les peuples, on nebrûla plus les cadavres, et lusage des sarcophages se généralisa. Plusieursse sont conservés jusquà nos jours dont le travail est beau; la plupartsont riches et rappellent des mystères du nouveau et de lancien tes-tament. Jen mentionnerai quelques uns, par ordre, et suivant lantiquitéque je leur suppose dans mon essai sur les Inscriptions chrétiennes etmonuments primitifs de Fart chrétien espagnol; ouvrage qui a commencéà se publier.

Sarcophage de Valence . Il ressort du centre une superbe couronne delauriers avec le monogramme du Christ, et au-dessous une croix latine;deux colombes reposent sur les bras, et deux cerfs au pied. U y a unpilastre strié à chaque extrémité de la face, et les espaces intermédiairesjusquau centre, sont remplis par des cadres dont lintérieur est orné pardes dessins en forme ds.

Un sépulcre de Mérida , se distingue aussi parla couronne de laurier,et le monogramme.

On y trouve également des dauphins sur un cercueil de marbre àCabeza del Griego (Archabrica).

Un autre sarcophage (dans léglise souterraine de Santa Engracia, àSaragosse ), est dune belle composition et dun dessin correct; il offre lespassages suivants de lEcriture sainte: l.° Moïse touchant le rocherdHoreb, et en faisant jaillir une source abondante; 2.° Le reniement