PUERTA ANTIGUA DE BISAGRA:
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Antigua Puerta de Bisagra despierta vivamenteen la famosa corte visigoda la atención de los ar-queólogos, no hay para qué repetirlo, cuando alestudiar en nuestra Toledo Pintoresca los monu-mentos del arte mahometano que atesora esta in-signe ciudad, procuramos dar á conocer lo que enla historia de las artes españolas representaba estaconstrucción peregrina.
«Ya el nombre sólo (decíamos en dicha obra) ha sido desde el si-glo xvi causa de largas discusiones entre los filólogos, dividiéndose estosen dos distintos campos.—Los mas adictos á los estudios latinos, inten-taron probar desde luego que la palabra Bisagra era una corrupción delas voces Via y Sacra , camino que existia en Toledo , á imitación del Cli-vio Capitolino que desde este célebre monumento atravesaba por el Foro Boario hasta llegar al Anfiteatro de Vespasiano, conocido mas general-mente con el nombre de Flavio. —Entre los que mas calor tomaron en de-fensa de este aserto, se distinguió el doctor Pisa en su Historia de Toledo ,no advirtiendo que la Via Sacra de los romanos, á diferencia de la preten-dida de la corte de los visigodos, estaba dentro del recinto de los muros,y llevaba aquel nombre por los sacrificios que en ella se celebraron, al es-tablecerse las paces entre Rómulo y Tacio , rey aquel de la naciente Roma ,y este de los sabinos. Tal es al menos el sentir de los mas respetables his-toriadores de la antigüedad.—Queriendo otros escritores ir mas lejos ensus conjeturas, supusieron que se llamó así la puerta de que tratamos, porconducir á un territorio que llevaba el nombre de Sacra Cereris, deidadá quien estaba aquel campo consagrado, por las abundantes mieses queproducia.—Esta opinión, que pudiera formarse de todos los campos querodean la mayor parte de nuestras ciudades, parece mas desprovistade fundamento que la anterior, y puede por tanto ser mas fácilmentecombatida.»
«Los que se dedicaban, por el contrario, al estudio de las letras orien-tales (añadíamos), quisieron con mas razón encontrar la etimología de estapalabra en el idioma de los árabes que habian imperado por tanto tiempoen Toledo .'—Probable parecia, en efecto, que los que habian fundadoaquella puerta le pusieran nombre, siendo muy natural que al verificarlotuvieran presente la situación en que se hallaba.—Así fué que surgió es-pontáneamente la opinión de que la palabra Bisagra se deriva de las vo-ces bab y shara , que significan puerta y campo. —Otros arabistas, nocontentos del todo con este origen, se apartaron de él, diciendo que á laexpresión shara debia sustituirse la de chacra , cuya interpretación era
Quand, dans notre ouvrage de Tolède Pittoresque nous nous occupionsde l’étude des monuments de l’art mahométan que renferme la fameusecapitale des rois visigoths, nous consignions le fait que la Vieille Porte deBisagra y éveille vivement l’attention des archéologues: et cherchant àfaire connaître ce que représentait cette étrange construction dans l’his-toire des arts en Espagne , nous disions :
«Le nom seul a été depuis le xvi e siècle cause de longues discussionsentre les philologues, divisés à ce sujet en deux camps.—Les latinistescherchèrent tout d’abord à prouver que le mot Bisagra était une corrup-tion des deux mots Via et Sacra , route qui existait à Tolède, à l’imitationdu Clivium Capitolinum qui partait de ce monument célèbre, traversaitle Forum Boarium , et allait aboutir kY Amphithéâtre de Vespasien, connuplus généralement sous le nom de Flavius. —Parmi ceux qui mirent leplus d’ardeur à défendre cette assertion se distingua le docteur Pisa dansson Histoire de Tolède , sans faire attention que la Via Sacra des romainsdifférait de la prétendue voie sacrée de la capitale des visigoths, en ce qu’ellese trouvait au dedans des murs et devait son nom aux sacrifices qui y eu-rent lieu à l’occasion du traité de paix fait entre Romulus et Tatius, l’unroi de Rome naissante et l’autre des sabins.—Telle est du moins l’opiniondes historiens les plus sérieux de l’antiquité.—Allant plus loin dans leursconjectures, d’autres écrivains ont supposé que la porte dont nous nousoccupons s’appelait ainsi, parcequ’elle conduisait à un terrain qui portaitle nom de Sacra Cereris , déesse à laquelle était consacré ce champ, enraison des abondantes moissons qu’il donnait.—Cette opinion applicable, sil’on voulait, à la campagne aux environs de la plupart de nos villes, paraitencore plus dénuée de fondement que la précédente et peut être par con-séquent plus facilement combattue.»
«Ceux au contraire, ajoutions-nous, qui se livraient à l’étude des lettresorientales, voulurent avec plus de raison trouver l’étymologie de ce motdans la langue des arabes qui avaient pendant si long-temps dominé dansTolède.—Il paraissait probable en effet que ceux qui avaient établi cetteporte devaient lui avoir donné un nom, et il était naturel aussi qu’en le luidonnant ils eussent égard à l’emplacement qu’elle occupait. C’est ainsi quesurgit spontanément l’opinion que la parole Bisagra se dérive des motsbab et shara qui signifient porte et champ. —D’autres arabisants, que cetteorigine ne satisfaisait pas tout-à-fait s’en éloignèrent en disant quel’expréssion shara devait être remplacée par celle de chacrci, qui signifie