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6 (1859) Tarragona - Toledo / por Manuel de Assas ... [et al.]
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MONUMENTOS ARQUITECTÓNICOS DE ESPAÑA .

con dovelas alternadas de blanco y rojo, y osténtanse en otros varios tím-panos arcos trebolados y de herradura, con archivoltas y jambas rectan-gulares y airosas dovelas, tales como indican los detalles de las bóvedas.Hermánase con esta decoración, que fácilmente nos recuerda las maravillasde la aljama de Medina-Andálus, la que guarda todavía la cúpula central,cuya proyección horizontal bastará sin duda á dar, con las dos seccionesde la misma que en nuestra lámina presentamos, cabal idea de su riqueza.Divídenla en nueve espacios rectangulares, que cierran otras tantas bóvedasde breves dimensiones, cuatro grandes arcos dispuestos en cruz, los cualesse levantan sobre la delgada imposta que circuye todo este superior com-partimiento. Es la bovedilla central algo mas elevada que las ocho restan-tes, y fórmanla dos arcos de herradura cruzados en ángulo recto. Igua-les en todo las de Norte y Surque se le allegan, ofrecen dos pirámidescuadrangulares, truncadas de tal suerte que constituyen dos artesonesinvertidos, cuyo cerramiento es un pequeño dado con una flor talladaen hueco. Tienen las de Oriente y Occidente el mismo dado en el centro,exornado de un floroncillo circular, esculpido también en hueco; y liá-banse decoradas de cuatro medios arcos, ordenados de tal manera que des-criben, al dirigirse al cerramiento, cierta especie de aspas. Arcos de pocacurvatura, cruzados en el sentido de las diagonales de los rectángulos ó enel de los ejes, componen las bovedillas angulares, completando así aquellacomplicada disposición de la cúpula central.

Varios son también los ornatos de sus muros: muéstrase el quedeterminamos en la sección por la línea A. B ., así como el de su frente,embellecido en sus tres compartimientos de un arco de herradura centralcoronado por un gracioso rosetón, y de dos trebolados laterales, conser-vando todavía unas y otras dovelas en disposición alterna su primitivocolor rojo. Desaparecen en el muro, señalado en la proyección con lalínea C. D ., los arcos trebolados, ocupando los espacios laterales dos deherradura, mientras se en el central uno adintelado, siguiéndose por lodemas el mismo sistema en molduras, resaltos, dovelas, rosetones y flores;todo lo cuál da á conocer desde aquella apartada edad los elementos de queiba á hacer uso, aun en los dias de su mayor riqueza, el arte mahometano.El edificio ha venido por desgraciad deplorable estado, siendo maravilla,como arriba indicamos, el'que se haya trasmitido á nuestros dias. La bó-veda central, perforada por una campana de chimenea, dice al exteriorque sirve hoy de cocina, pudiendo á vista de tal profanación imitar al latino ,exclamando: Habent sua fata monumental

EXTERIOR. El único muro de la Mezquita que aparece libre deconstrucciones posteriores, es el de Oriente, ó de la calle de las Torne-rías : ningún vestigio de ornato que pueda darnos idea de su decoración,existe en aquella parte, si ya es que en otro tiempo la tuvo. Lo mismo su-cede respecto de la fachada del Norte ó del Solarejo, oculta por varias casasde mayor altura que se le han arrimado. Negándose los propietarios é in-quilinos á mas detenido reconocimiento, no fué posible levantar el tejadopara examinar el trasdós de las bóvedas, cobijadas del todo por la vulgararmadura que cubre en general la fábrica.

La breve descripción que acabamos de hacer de este monumento queha diez y seis años dimos á conocer por vez primera, bastará sin duda ápersuadir á los anticuarios y arquitectos de la importancia que realmentelogra en la historia del arte mahometano. Posterior algún tanto á la mez-quita del Santo Cristo de la Luz, es como esta, incontrastable argumentocontra los que, llevados de injustificable propósito, niegan al arte latino -bizantino toda influencia en el desarrollo de la arquitectura arábiga, quereputan como original, cayendo en lamentables contradicciones. En estaobra de imitación, donde existen notables elementos de otras fábricas,hallamos vivo y profundo el estigma de aquel arte que tan rico y lozano seostenta en la grande aljama de Córdoba , bajo el imperio de los Abd-er-Rahmanes; observación de tanta fuerza para nosotros, que no hemos du-dado en colocar la mezquita de las tornerías entre los monumentos delCalifato.

vet; on voit sur le devant, un arc qui dégénère en ligne droite, avec desdouelles blanches et rouges; et on distingue aussi sur plusieurs autres tym-pans des arcs à feuilles-de-trèfle et en fer-à-cheval fermés par des archivolteset par de jambes rectangulaires, avec de douelles belles à voir, telles quellessont sur notre planche dans les details de voûtes. Avec cette décoration quinous fait resouvenir des merveilles de la grande aljama de Medina-An -dalus , armonise celle quon voit encore sur la coupole centrale, dont laprojection horizontale suffirait sans doute à donner, avec les deux autressections de la même coupole que nous avons reproduites sur notre plancheune idée parfaite de sa richesse. Elle est divisée en neuf espaces rectan-gulaires fermés par autant de voûtes de petites dimensions, par quatregrands arcs en forme de croix qui sélèvent sur la mince imposte dont cecompartiment supérieur est entouré. La petite voûte centrale est un peu pluselevée que les autres et elle est formée par deux arcs en fer-à-cheval, croisésen angle droit. Les arcs du coté du Nord et de celui du Sud qui lapprochent,offrent deux pyramides quadrangulaires tronquées de manière à formerdeux soffites renversées, dont la fermeture est un petit, avec une fleur,taillés en creux et lune et lautre. Les voûtes dOrient et dOccident ontle même au centre, orné dun petit fléuron circulaire sculpté aussi àcreux. Ces voûtes, sont ornées en outre par quatre demi-arcs, placés detelle sorte quils décrivent vers la fermeture une espece dailes de mou-lin à vent. Des arcs peu courbés, croisés dans le sens des diagonales desrectangles, ou dans celui des axes, composent les petites voûtes angulai-res, complétant ainsi cette disposition compliquée de la coupole centrale.

Lornementation de ses murs est aussi très variée. Le mur que noussignalons dans la section A. B. ainsi que celui den face, est embelli dans sestrois compartiments par un arc central en fer-à-cheval, couronné par unegracieuse rosace et par deux autres latéraux, à feuilles-de-trèfle et toutes lesdouelles conservent encore alternativement leur primitive couleur rouge. Lesarcs à feuilles-de-trèfle disparaissent dans le mur, signalé dans la projectionpar la ligne B. C .: sur les espaces latéraux on voit deux arcs en fer-à-cheval,et le compartiment central est orné dun arc en ligne droite: du reste lesautres suivent le même système en fait de moulures, ressauts, douelles, ro-saces et fleurs, ce qui nous fait connaître, même depuis cet âge lointain,les éléments dont lart mahométan allait faire usage aux jours de sa plusgrande richesse. Par malheur, lédifice se trouve maintenant dans un étatpitoyable, et il est merveilleux comme nous lavons déjà indiqué plus haut,quil ait arrivé jusquà nos jours. La voûte centrale perforée par un man-teau de chéminée nous dit à lexterieur quelle sert aujourdhui de cuisine.En vue dune telle profanation nous pourrions fort bien nous écrier avecle poète latin: Habent sua fata monumental

EXTERIEUR. Le seul mur de la mosquée lon ne voit pas deconstructions postérieures est celui dOrient ou soit celui de la rue desTornerias : il nexiste pas de ce côté aucun vestige dornementation quipuisse nous donner un idée de la manière dont il était orné, si toutefois ille fut jamais. Il est ainsi, à légard de la façade du Nord, ou soit celle duSolarejo, cachée par plusieurs maisons plus hautes quon lui a adosées.Nous avons voulu enlever le toit de ces maisons pour éxaminer le tràsdosdes voûtes cachées sous la charpente ordinaire qui couvre la fabrique danstoute sa longueur, mais les locataires ne nous ont pas permis de le faire.

La description succinte que nous venons de faire de ce monument quenous fîmes deja connaître il y a seize ans, suffira sans doute pour persuaderaux antiquaires et aux architectes de limportance dont il jouit en réalitédans la histoire de lart mahométan. Un peu moins ancien que la mosquéedu Santo Cristo de la Luz ce monument est, de même que celle- unincontrastable argument contre ceux qui entrainés par des idées que rienne saurait justifier, vont jusquà nier à lart latin-byzantin son influencedans le développement de larchitecture arabique quils veulent recon-naître comme originale, ce qui leur fait tomber dans de lamentables con-tradictions. Dans cet ouvrage dimitation, il existent tant délementsremarquables dautres fabriques, nous retrouvons lempreinte de cet art,quon voit si riche et si florisant dans la grande Aljama de Gordoue, souslempire des Abd-er-Rahmans; remarque si puissante pour nous quenous fait placer sans la moindre hésitation de notre part, la mosquéedes Tornerias, parmi les monuments du Califat .