40
sacerdote converso Zabalab, muerto de golpe airado (morte ensis ictus)en el año de 1200 1 . Ha llegado también á la presente edad, aun-que harto mal tratado y cubierto de várias capas de cal y yeso, el tripleartesonado mudejar, que dio un dia extraordinario esplendor á sus na-ves, en reemplazo tal vez de más antiguas techumbres; y unidas ambascircunstancias, no falta razón para creer que tuvo en éste, como en otrosmuchos templos toledanos, preferente empleo el estilo mudejar , dando alfin vida y carácter á su actual Torre -campanario.
Acomodándose ésta á las prácticas tradicionales de la construcción,aparece, sin embargo, un tanto más reforzada que las otras en su emba-samento, todo de sillería hasta la altura de 4 m ,70, si bien presenta ladistribución general de las mismas. Mide su planta, que es cuadrangular,4 m ,2G por lado; y levantándose en total á 22 m ,50, divídese, cual las yaestudiadas, en cuatro cuerpos ó zonas con análogas proporciones y ele-mentos decorativos. Difieren, no obstante, éstos en la primera zona, en-riquecida de dos fenestras, colocadas á la respectiva elevación de 4 m ,40 y4 m ,70, con el desarrollo de 1 ra ,60 y l m ,80, inclusos los marcos generales,que en sus costados las limitan y en sus cerramientos les sirven de arrabaesó lámbeles. Son los vanos extremadamente apuntados, con el espacio del m ,20 por 0 m ,50, y de 1“ por 0 m ,20, viéndose coronados al exterior porbellos arquillos lobulados, meramente ornamentales.—De igual naturalezason los arcos, que decoran los centros de la segunda zona, obedeciendo almismo sistema de desarrollo notado ya, al describir el tercer cuerpo de laTorre de San Pedro Mártir . Ocupa esta arquería el espacio de 2 m ,40 por2 m ,30, y elévanse los arcos enlazados á 2 m ,20, mostrándose el muro so-bre que resaltan, construido de manipostería, como la parte central de laprimera zona. Sobre ellos se hace una série de menudos mútulos, orna-mento digno de tenerse en cuenta al fijar la edad, en que sustituyó estaTorre á la primitiva de la Parroquia de San Miguel. La decoración dela tercera zona, compuesta de tres arcos lobulados y notablemente abier-tos, parece también revelar en su traza la influencia de un nuevo y po-deroso arte, llamado á imprimir su espíritu y sus formas sobre todo linajede construcciones en las regiones de Occidente. Adornan, por último, lacuarta zona, en el espacio de 4 m por 2 m ,60, dos arcos túmido-ogivales,con el vano de 3 ra ,20 por l m ,10, lo cual les presta especiales proporcio-nes, dándoles esbeltez extraordinaria. Un coronamiento, semejante á losya mencionados, bien que dotado de dobles y salientes listones, sirve deestribo á la cubierta, sometida á la misma forma y ley que las ya men-cionadas.
Y.
TORRE DE LA IGLESIA PARROQUIAL DE SANTA LEOCADIA.
La circunstancia, muy celebrada por los escritores toledanos, de con-servarse en esta Iglesia Parroquial una bóveda subterránea, donde es tra-dición que vió la primera luz la Santa, bajo cuya advocación existe, leha ganado de antiguo así la reverencia popular como el respeto de losdoctos.—Tan frecuentes y de tal bulto han sido, sin embargo, las trans-formaciones experimentadas en su antigua fábrica, que no es posible dis-cernir sus primitivos caractéres, no excediendo en verdad del siglo XVIlos rasgos más remotos de su construcción, áun limitados á una parte desu mobiliario, há tiempo arrancada de su pristino asiento 2 . Sólo la Torre mudejar, que hoy despierta nuestra atención, da allí alguna cuenta delarte de la Edad Media , no sin anunciar, como la de San Miguel, que ibapredominando ya en todos los horizontes el astro del Renacimiento.
Es la Torre de Santa Leocadia de planta cuadrada, presentando en
1 Es el ya conocido epitafio, que dimos á luz en nuestra Toledo Pintoresca, pág. 168, y empieza:
86 XrIPSTICOLE : CULTUM : SPECTANS : MOMORANSQUE : SEPULTUM :
DüM : MEMORANDO : CAPIS : QÜEM : TEGAT : IPSE: LAPIS 5 etC.
2 Nos referimos á la verja, colocada ahora en el atrio de la iglesia , y que cerró en otro tiempo su CapillaMayor. Es dicho objeto de gusto plateresco , trazado no sin gracia y ejecutado con aquella delicadeza que carac-terizó las obras de los rejeros toledanos en todo el siglo XVI. Acaso la misma Capilla Mayor, á que sirvió deexorno y cerramiento, fue también trasformada en esta época, conforme al estilo que aquella revela : hoy no esposible afirmarlo.
XII e siècle, parmi lesquelles une digne d’être remarquée, est celle du prê-tre convers Zabalab, mort d’un coup violent (morte ensis ictus) enl’an 1200 b Le triple plafond mudejar, qui donna un jour une splendeurextraordinaire à ses nefs, en remplacement peut-être de plus antiquesplafonds, est également parvenu jusqu’à nos jours, quoique bien mal-traité et recouvert de plusieurs couches de chaux et de plâtre; et cesdeux circonstances réunies, il ne manque pas de raisons de croire que lestyle mudejar fut employé de préférence dans ce temple, comme dansbeaucoup d’autres de Tolède , et à la fin donna de la vie et du caractère àsa Tour-clocher actuelle.
Cette Tour, tout en s’accordant avec les usages traditionnels de la cons-truction, paraît cependant un peu plus renforcé que les autres dans sonsoubassement, qui est entièrement de pierres de taille jusqu’à la hauteurde 4 m ,70, bien qu’elle présente la même distribution générale. Son plan,qui est un carré, a 4 m ,20 de côté; elle s’élève jusqu’à la hauteurtotale de 22 m ,50 et se divise, comme celles déjà étudiées, en quatre corpsou zones, avec des proportions et des éléments décoratifs analogues. Cesderniers diffèrent cependant dans la première zone, qui est enrichie dedeux fenêtres, placées aux hauteurs respectives de 4 ra ,40 et de 4 m ,70 etayant un développement de l m ,60 et de l m ,80 respectivement, y comprisles cadres, qui les limitent sur les côtés et servent de lambel à la partiesupérieure. Leurs vides présentent une forme extrêmement aiguë, mesu-rant l’un l m ,20 sur 0 m ,30 et l’autre l ra sur 0 ra ,20: elles sont couronnéesà l’extérieur par de jolis petits arcs lobulés, purement ornementaux.—Lesarcs qui décorent les parties centrales de la seconde zone, obéissent aumême système de développement signalé déjà dans la description du troi-sième corps de la Tour de Saint Pierre Martyr. Cette arcade occupe unespace de 2 m ,40 sur 2 m ,30 et les arcs entrelacés qui la forment, s’élèventà 2 m ,20, laissant voir le mur sur lequel ils font saillie, construit en moellonsirréguliers, comme la partie centrale de la première zone. Ils sont sur-montés d’une série de petits modifions, ornement digne d’être pris en con-sidération pour fixer l’époque, à laquelle cette Tour remplaça la tour pri-mitive de la Paroisse de Saint Michel. La décoration de la troisième zone,composée de trois arcs lobulés assez ouverts, semble aussi révéler dansson tracé l’influence d’un art nouveau et puissant, appelé à imprimer soncachet et ses formes sur toutes espèces de constructions chez les nations del’Occident. La quatrième zone, enfin, est décorée dans un espace de 4 m sur2 m ,60, de deux arcs en ogive lancéolée, présentant un vide de 5 m ,20sur l m ,10, ce qui leur donne des proportions spéciales, avec une éléganceextraordinaire. Un couronnement semblable à ceux déjà décrits, bienqu’ayant des filets doubles et saillants, sert de support à la couverture,soumise à la même loi et à la même forme que celles déjà mentionnées.
V.
TOUR DE L’EGLISE PAROISSIALE DE SAINTE LÉOGADIE.
La circonstance, célébrée par les écrivains tolédans, d’exister danscette Eglise Paroissiale un caveau souterrain, où vit le jour, suivant latradition, la Sainte sous l’invocation de laquelle elle existe, lui a valu de-puis les temps anciens aussi bien la vénération populaire que le respectdes doctes.—Les transformations apportées dans sa construction primitiveont été, cependant, si fréquentes et de telle importance, qu’il n’est pas pos-sible de discerner ses caractères primitifs, et les restes les plus anciens dela dite construction, encore même limités à une partie de ses accessoiresenlevés depuis longtemps de leur position primitive, ne remontent pasen vérité au delà du XVI e siècle 2 . Seule la Tour mudejare, qui appelleaujourd’hui notre attention, donne là quelque idée de l’art du Moyen-Age,non sans indiquer, comme celle de Saint Michel, que l’astre de la Renais sance prédominait déjà sur tous les horizons.
La Tour de Sainte Léocadie a en plan la forme d’un carré de 5 m de
1 C’est l’épitaphe déjà connue, que nous avons mise au jour dans notre Toledo Pintorescz, page 168, etqui commence ainsi :
86 XrIPSTICOLE : CULTUM : SPECTANS : MEMORANSQUE : SEPULTUM :
Dum : MEMORANDO : CAPIS : QUEM : TEGAT : IPSE : LAPIS : etc.
2 Nous faisons allusion à la grille, placée aujourd’hui dans le portique de l’église et qui ferma en d’autrestemps sa principale Chapelle. Cet objet à ornements de fantaisie, d’un gracieux dessin, est exécuté avec cettefinesse, qui caractérisa les travaux des ouvriers en grille, de Tolède , dans tout le XVI e siècle. Peut-être que lamême Chapelle principale, à laquelle cette grille servit d’ornement et de fermeture, fut-elle aussi transformée àcelte époque, conformément au style qu’elle révèle? Aujourd’hui il n’est pas possible de l’affirmer.