7
sas, tan á proposito de nuestro asunto, y expresadas de una manera tal,que creemos de nuestro deber trasladar sus mismas palabras como lo ha-cemos á continuación.
«Durante la larga y desastrosa guerra civil suscitada por los partida-rios de Mohammad Al-muhdi y Suleymán que se disputaban el trono deCórdoba , varios caudillos principales alzaron el pendón de la rebelión ensus respectivos gobiernos, y sacudieron el yugo de la capital. Disuelto yfraccionado el antiguo imperio de los Beni Umeyya, la España árabe quedódividida en varios pequeños reinos, que después de muchas vicisitudes vi-nieron á reunirse en la persona de Yusuf ben Texefin, príncipe de los al-morávides. Hácia qué tiempo y de qué manera Ismael ben Dze-n-nonlogró enseñorearse de Toledo y su comarca, son puntos que no están sufi-cientemente averiguados; si bien es probable que obtuvo el mando de dichaciudad, durante los trastornos políticos que siguieron á la muerte deMohammad Al-muhdi y de Suleymán por el jefe de la guardia africana, Alíben Hammud. Conde nos dice que como Giehwar, á quien los cordobesesproclamaron por su rey y señor, después de haber buscado por todos los rin-cones de España un vástago de la antigua y noble estirpe de Umeyya, en-viase sus cartas de homenaje á Ismael, para que éste le reconociese y ju-rase obediencia, el ambicioso caudillo no solo se negó á ello, sino que lerespondió con desprecio y altanería, que se contentase con mandar en elrincón que de prestado tenia en Córdoba , mientras sus débiles vecinos selo permitieran: que él no reconocía en España mas señor que el del cielo.Pero Giehwar no empezó á reinar en Córdoba hasta el año de 421 (A. D.1030) y consta que diez y ocho años antes, en el de 403, ya era Ismaelseñor absoluto de Toledo y gran parte de la provincia de Cuenca ; por con-siguiente, los autores que siguiendo á Conde, ponen la subida de Ismael altrono de Toledo en tiempo del rey Giehwar, incurrieron en grave error.—Tampoco anduvo el Sr. Conde acertado en lo poco que dice acerca de lafamilia y ascendientes de Ismael, el cual no era árabe de origen, sinooriundo de una tribu berberisca. El cronista Aben Hayyán, cuyas obrasno se hallan desgraciadamente en el Escorial, nos dice que Ismael fué hijode Abdor-r-rahman y nieto de Omar ben Dze-n-non, el cual descendía enlínea recta de As-samah ben Dze-n-non, uno de los conquistadores de Es paña . As-samah era berberisco y pertenecía á la tribu de Howára, una de lasvarias que pasaron el Estrecho con Tárec ben Zeyyád, y obtuvo después
repartimiento de tierras en la provincia de Toledo.—Ismael que además
de los títulos de Adh-dháfer y Dzu-r-riyásateyn 1 que le da la inscripción,usó según los autores consultados por Conde, los de Nasro-d-daula y Al-modhaffer, murió en el año de 435 (A. D. 1044), dejando por sucesor ásu hijo Yahya, sobrenombrado Al-mamun que es el Alimaimon de nuestrascrónicas, el mismo que fué también señor de Córdoba . Casiri y Conde con-fundieron al padre con el hijo, haciendo de los dos un solo reinado.»
El al gibe de la mezquita mayor, para el cual, según manifiesta la ins-cripción, se labró este suntuoso brocal, parece muy probable que fueseuno de los destinados á las abluciones con que los islamitas se preparanpara hacer sus azalaes ú oraciones.
Cuando el santo rey Fernando III reedificó la catedral toledana 1 2 , enque había quedado convertida la mezquita aljama desde que se apoderaronde ella y la consagraron al culto del Crucificado el arzobispo don Bernardoy la reina doña Constanza mujer de Alfonso VI 3 , el brocal de que tratamoshubo de trasladarse, no directamente al convento de San Pedro edificadodespués, sino, bien sea á San Bartolomé de la Vega según tradición tole-dana que asegura haber sido llevado desde allí al sitio que hoy ocupa, óbien á la huerta del convento de predicadores de San Pablo , como afirma elP. Gerónimo Román de la Higuera 4 con las siguientes frases. «Un pozohay en la huerta de San Pablo , cuya agua tiene maravillosas virtudes, yen tiempo de moros, sanaba el que bebía sus aguas. Cuando el rey donAlonso VI ganó esta ciudad, oyendo las virtudes y excelencias que sedecían de esta agua, hizo junta de médicos, y averiguada la verdad,mandó componer un libro sobre las excelencias de ella, y mandó labrarsobre el brocal del pozo un letrero en lengua arábiga que declaraba todoesto: después fué trasladado el brocal al monasterio de San Pedro Mártir ,
rieux, tellement liés au sujet qui nous occupe, et si bien rendus que nouscroyons devoir les reproduire dans ses propres termes; il dit.
«Pendant la longue et désastreuse guerre civile suscitée par les parti-sans de Mohammed Al-Mahadi et Soleïman qui se disputaient le trône deCordoue , quelques-uns parmi les chefs principaux levèrent l’étcndart de larévolte dans leurs gouvernements respectifs, et secouèrent le joug de lacapitale. L’ancien empire des Ommyades ayant été dissous et fractionné,l’Espagne arabe resta divisée en une foule de petits royaumes qui, aprèsbien des vicissitudes, furent réunis dans la personne d’Yousouf ben Taschfin,prince des almoravides. Vers quel temps et de quelle manière Ismail benDzi-en-Noun se rendit-il maître de Tolède et de la contrée? on l’ignore aujuste; cependant il est probable qu’il obtint le commandement de cetteville, pendant les troubles politiques qui suivirent la mort de MohammedAl-Mahadi et de Soleïman assassiné par le chef de la garde africaine, Alibentlammoud. Condenous dit que Djehwar, que les cordovais proclamèrentpour leur roi et seigneur, après avoir cherché dans tous les coins de l’Es-pagne un rejeton de l’ancienne et noble race d’Onmiyah, ayant envoyéles lettres d’hommage à Ismail pour que celui-ci le reconnût et lui jurâtobéissance, ce chef ambitieux non seulement s’y refusa, mais réponditmême avec dédain et hauteur qu’il se contentât de commander dans lecoin qu’il avait d’emprunt à Cordoue , tant que les faibles habitans le luipermettraient: que lui ne reconnaissait en Espagne d’autre seigneur quecelui qui est dans le ciel. Mais Djehwar ne commença à régner à Cordoueque vers l’an 421 (A. D. 1030), et il est avéré que dix-huit ans aupara-vant, en l’an 403, Ismail régnait déjà comme maître absolu de Tolède etd’une grande partie de la province de Cuenca; par conséquent, les auteursqui, en suivant Conde, placent l’avènement d’Ismaël au trône de Tolède autemps du roi Djehwar, sont tombés dans une grave erreur.—Le mêmeécrivain a été aussi peu dans le vrai dans les quelques mots qu’il dit ausujet de la famille et des ascendants d’Ismail, qui n’était point d’extrac-tion arabe, mais originaire d’une tribu barbaresque. Le chroniqueur AbenHayyan, dont les ouvrages ne se trouvent pas malheureusement à l’Escu-rial, nous dit qu’Ismaël était fils d’Abd-er-Rahman et petit-fils d’Oir™ benDzi-en-Noun, qui descendait en ligne directe d’As-Samah ben Dzi-en-Noun,un des premiers conquérans de l’Espagne. As-Samah était barbaresque etappartenait à la tribu de Howara, une de celles qui passèrent le détroitavec Tarée ben Zeyyad, et obtint plus tard une partie de terres dans la pro-vince de Tolède —Ismail qui, en outre des titres d ’Adh-Dhafer et de
Dzou-er-Rkjasateyn 1 que lui donne l'inscription, se servit, d’après les au-teurs consultés par Conde, de ceux de Nasr-ed-Dhcmla et de Al-Modhaffer ,mourut en l’an 435 (A. D. 1044) en laissant pour successeur son fils Yahya,surnommé Al-Mamonn, qui est l’Alimaïmon de nos chroniques, seigneuraussi de Cordoue . Casiri et Conde confondent le père avec le fils, et deleurs deux règnes n’en font qu’un seul.»
La citerne de la grande mosquée pour laquelle, ainsi que le dit l’ins-cription, cette margelle somptueuse fut sculptée, devait être très-proba-blement une de celles destinées aux ablutions par lesquelles les islamitesse préparent à leurs azalas ou oraisons.
Quand le saint roi Ferdinand rebâtit la cathédrale de Tolède 2 , quiavait remplacé la grande mosquée convertie au culte chrétien et demeuréetelle depuis que l’archevêque don Bernard et la reine Constance, femmed’Alphonse VI 3 , s’en étaient emparés et l’avaient consacrée au culte duCrucifié, la margelle, dont il est ici question, dut être transportée,non pas directement au couvent de Saint-Pierre , qui n’était pas en-core construit à cette époque, mais bien ou à Saint-Barthélemi de la Vega , d’après une tradition locale qui assure qu’elle fut transférée de làà l’emplacement qu’elle occupe aujourd’hui, ou au jardin du couvent desprédicateurs de Saint-Paul , ainsi que l’affirme le père Jerome Roman dela Higuera 4 , dans les termes suivants: «Il y a un puits dans le jardin deSaint-Paul, dont l’eau a des vertus merveilleuses, et du temps des maures,guérissait celui qui en buvait. Quand le roi don Alonso VI prit cetteville, en entendant parler des vertus et des merveilles que l’on disait decette eau, il convoqua une réunion de médecins, et la vérité ayantété constatée, il fit faire un livre de ses rares propriétés, et fit graver sur
1 Ayuda del Estado y vencedor.
á La primera piedra de la actual iglesia, fue colocada por este monarca y el arzobispo don Rodrigo Xime-nez de Rada, el dia 14 de Agosto del año 1227.
3 Tuvo lugar este hecho, según la mas general opinión, en la madrugada clcl dia 25 de Octubre delaño 1087.
4 En su Historia eclesiástica de la imperial ciudad de Toledo y su tierra ; manuscrito que se guarda enla Biblioteca nacional.
1 Aide de l’état et vainqueur.
" 2 La première pierre de l’église actuelle fut posée par ce monarque et l'archevêque don Rodrigo Ad menezde Rada le 14 Août 1227.
3 Ce fait eut lieu, suivant l’opinion la plus générale, dans la matinée du 25 Octobre 1087.
4 Dans son Histoire ecclésiastique de la ville impériale de Tolède et son territoire, manuscrit qui se con-serve à la Bibliothèque nationale.