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6 (1859) Tarragona - Toledo / por Manuel de Assas ... [et al.]
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MONUMENTOS ARQUITECTÓNICOS DE ESPAÑA .

en donde existe hoy día.» Don Pedro de Rojas, conde de Mora 1 , es deigual opinión, y las palabras con que la enuncia son casi las mismas que lasde Román de la Higuera , si bien añadiendo que el libro, «como otras mu-chas cosas, se ha perdido con las revueltas de los tiempos;» que el letrerodecia «el año en que se puso el brocal;» y que este «se pasó al monasteriode San Pedro Mártir cuando los religiosos mudaron el convento, y está alpresente en un pozo en el patio principal 2 .»

La inscripción, como claramente se nota en la traducción que arribahan visto nuestros lectores, ni dice nada del rey Alfonso VI , ni de prodi-giosas virtudes de agua ninguna. ¿Existiría otro brocal de pozo en lahuerta de San Pablo con las circunstancias referidas por los dos historia-dores citados, distinto, por consiguiente, del de San Pedro Mártir, siendoeste último el que se habría trasladado desde la mezquita aljama al mo-nasterio ó ermita de San Bartolomé de la Vega? ¿No pudo aquel perderseó sepultarse bajo las ruinas de San Pablo del Granadal, ó deshacerse conla destructora acción del tiempo, ó con la mas destructiva aun de la manodel hombre ignorante, como el libro de las excelencias de sus aguas «conlas revueltas de los tiempos,» y como el convento mismo del cual apenasquedan informes ruinas sirviendo de miserable morada á los cultivadoresde la huerta? ¿No pudo su memoria borrarse de tal manera que el condede Mora, el P. Román de la Higuera y otros se persuadiesen de que eraaquel que de entre los dos habia sobrevivido? Como quier que sea, lacreencia, existente por entonces en Toledo , atestiguada por los menciona-dos autores, de haber sido el brocal obra hecha de orden y á expensas deun príncipe cristiano, pudo ser causa feliz de que se librase de la destruc-ción tan importante monumento, cuando el corregidor don Juan Gutiér-rez Tello, durante el reinado de Felipe II (año de 1572), mandó borrartodas las inscripciones arábigas existentes en la ciudad, y reemplazarlascon otras latinas; disposición que merece las mas duras calificaciones porhaber, probablemente, hecho perder á la ciencia muchos y muy precio-sos datos históricos.

la margelle du puits une inscription en langue arabe qui manifestait toutceci: la margelle fut ensuite transportée au monastère de Saint-PierreMartyr elle existe aujourdhui.» Don Pedro de Rojas, comte de Mora 1 ,partage cette opinion, et les termes dans lesquels il lexprime, sont à-peu-près les mêmes que ceux de Roman de la Higuera : il ajoute que le livre,«comme beaucoup dautres choses, sest perdu dans les troubles destemps;» que linscription disait «lannée lon mit la margelle;» et quecelle-ci fut transportée au monastère de Saint-Pierre Martyr lorsque lesréligieux changèrent de couvent, et se trouve à présent sur un puits dansla cour principale 2 .»

Linscription, comme le montre clairement la traduction que nos lec-teurs en ont vue, ne dit rien du roi Alphonse VI, ni des vertus prodigieusesdaucune eau. Aurait-il existé une autre margelle de puits dans le jardinde Saint-Paul présentant les circonstances que rapportent les historienscités plus haut, distincte par conséquent de celle de Saint-Pierre Martyr,et serait-ce celle-ci qui aurait été transportée de la mosquée majeure aumonastère ou hermitage de Saint-Barthélemi de la Vega? Lautre na-t-ellepas pu se perdre ou disparaître enterrée sous les décombres de Saint-Pauldu Grenaclal, ou démolie par laction destructive du temps, ou la main plusdestructive encore de lhomme ignorant, comme le livre des propriétésmerveilleuses de ses eaux «par suite des troubles des temps,» et comme lecouvent lui-même dont il reste à peine des ruines informes servant de de-meures misérables aux cultivateurs du jardin potager qui lenvironne? Ne sepeut-il pas que le souvenir sen soit perdu de telle façon que le comte deMora, le père Roman de la Higuera et dautres se soient persuadés que desdeux cétait celui-ci qui avait survécu? Quoiquil en soit, la croyance, exis-tant alors à Tolède , attestée par ces écrivains, que la margelle était untravail lait par ordre et aux frais dun prince chrétien, influa peut-être heu-reusement pour quune oeuvre dart aussi importante échappât à la des-truction, lorsque le corrégidor don Juan Gutierrez Tello, sous le règne dePhilippe II (en lan 1572) ordonna que toutes les inscriptions arabes exis-tant dans la ville fussent effacées et remplacées par des inscriptions latines,disposition qui mérite dêtre sévèrement censurée: car on lui doit, suivanttoutes probabilités, la perte de plus dun renseignement fort précieux pourlhistoire.

Manuel DE ASSAS .

1 En su Historia de la imperial, novilisima, indita y exclarecida dudad de Toledo , impresa en 1651,parte primera, libro 2.°, capítulo VI.

- Los padres dominicos, que habían habitado en el convento de San Pablo desde 1230, se trasladaron, ácausa de la insalubridad de este, al recien construido bajo la advocación de San Pedro Mártir, en el sitio dondehabían estado las casas de doña Guiomar de Meneses, muger de Alonso Tenorio de Silva, adelantado de Ga-zmia, tomando posesión de la nueva casa Fr. Diego de Hamusco con otros doce religiosos, el miércoles 11 deMayo de 1407, bendiciendo la iglesia un obispo de Jaén , cantándose misa en ella, y poniéndose en la torresus campanas, todo durante el mismo dia. (Véase la Historia ó descripción de la imperial ciudad de Toledo ,escrita por Pedro de Alcocer, nuevamente impresa en 1554, libro 2.°, capítulo VIII, folio 13 vuelto).

1 Dans son Histoire de l'impériale, la nobilissime , insigne et illustre ville de Tolède , imprimée en 1651,première partie, livre 2 e , chap. VI.

2 Les pères dominicains qui avaient habité le couvent de Saint-Paul depuis 1230, passèrent par suite del'insalubrité de ce local, à celui qui venait dètre construit sous linvocation de Saint-Pierre Martyr sur lempla-cement avaient existé les maisons de dofia Guiomar de Meneses, femme dÀlonso Tenorio de Silva, gou-verneur de Cazorla; Fr. Diego de Hamusco prit possession de la nouvelle maison avec 12 autres religieux, lemercredi 11 Mai 1407; léglise fut bénite par un evêque de Jaën , la messe y fut chantée, et les cloches furentplacées dans la tour, le tout dans le courant du même jour (voir Y Histoire ou description de la ville impérialede Tolède , écrite par Pierre TAlcocer, et nouvellement imprimée en 1554, livre 2 e , chap. VIII, feuillet XIIIau verso).

E.Á.

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