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sas vestiduras y paramentos de ceremonia, así de hombres como de ani-males, desde la túnica color de jacinto de Aaron , hasta los jaeces de loscaballos de Khorsabad . De los vencidos ninivitas los tomaron los persasvencedores, y éstos los conservaron, lo mismo bajo los partos arsácidas,dominadores de toda la región que entre los mares Negro y Caspio habíanhabitado los Bárbaros ó Escitas conocidos con los nombres de Alanos,Dácios y Masagetas, que bajo sus sucesores los Sassanidas, cuyos famososreyes, los Sapor, los Bahram y los Cosroes , mantuvieron intacto aquelaccidente del antiguo fasto caldeo para comunicárselo, ora al nuevo Im-perio griego, ora á los impetuosos conquistadores musulmanes. Bien seconoce que M. de Lasteyrie, á fuer de francés , está poco familiarizadocon este género de adorno tan peculiar de todos los pueblos de Orientey de sus imitadores los africanos; de lo contrario no habría podido ocul-társele la genuina filiación que los caireles y arambeles de los arreos yVestiduras de gala de Andalucía y de toda el Africa musulmana , dondeaún se respira la atmósfera del Oriente y circula la sangre del Profeta,traen de los antiguos clamasterios del pueblo israelita y de su tirano elImperio Asirio. Figurarse que los Persas y los Bizantinos pudieron tomarlode los Escitas , vale tanto como suponer que los conquistadores civilizadosse convirtieron en discípulos de los Bárbaros incultos á quienes arrebataronlas provincias que poseían.
¿Qué le queda, pues, de arte bárbaro genuino á la diadema referida?Lo mismo que le quedó á la corona de nuestro Suinthila ó de nuestroRecesvintho: es decir, nada. Y sin embargo, M. de Lasteyrie ofrece alestudio de sus lectores, como ejemplares de la orfebrería bárbara más ca-racterística, una y otra presea!
Señala también el citado arqueólogo rumano , M. A. Odobesco, comodigna de contemplación entre las alhajas del Museo de VErmitage, unagran fíbula de oro con incrustaciones de granate, que figura un gavilánapoderado de un revezo ó cabra montés, en la cual tiene clavadas lasgarras; y elige esta muestra M. de Lasteyrie para corroborar su tésis deser las incrustaciones de granate peculiares de la orfebrería escita ó bár-bara. Mas no podía el digno miembro del Instituto de Francia apelar ámás deleznable fundamento: porque el cuadrúpedo representado en estafíbula, atarazado por el gavilán, está llamando con su balido á sus her-manos los de la diadema de Novo-Tcherkask, y acusando como ellos suorigen pérsico; y porque respecto de las incrustaciones de granate, yasabemos á qué atenernos desde que vimos cómo de la Siria eran llevadashasta la misma Escandinavia esas piedras para enriquecer las alhajas pro-ducidas por la industria nordo-germánica.
Pero en M. de Lasteyrie se verifica un fenómeno muy singular: llevaen sus propias manos la antorcha que ilumina á los demas, y él se quedaá oscuras. Véase la confirmación de esto, que nada tiene de paradójico.Después de examinar las dos alhajas citadas por el rumano Odobesco,sigue los pasos de la industria bárbara en su marcha del Don al Danubio :examina sus progresos, recoge ejemplares en Bukharest, y luégo más ar-riba, en el corazón del Imperio austríaco, en Pesth; un prolijo estudiodel soberbio Tesoro de Petrossa, que pone ante sus ojos maravilladosmagníficas piezas de oro de las más caprichosas formas (ninguna de lascuales ofrece la menor semejanza con las coronas y cruces de nuestroTesoro de Guarrazar), le hace formular como consecuencia esta confesión,que no tiene precio: dedúcese de aquí que los Bárbaros conocieron losprocedimientos del arte persa y los imitaron en algunas ocasiones; y des-pués de tan explícita confesión, incurre en la inconsecuencia de comple-tar el cuadro del desarrollo de la orfebrería bárbara con nuestras coronasvisigodas, que proclaman un arte enteramente distinto. Pero vale la penadar al lector una idea de lo que es ese Tesoro de Petrossa.
Hácia el 1864, seis años después del hallazgo del Tesoro de Guar-razar en la provincia de Toledo, unos labradores de la Valaquia , remo-viendo la tierra en Petrossa, diócesis de Buzeo, país donde los Godos habían hecho asiento en dos diversas ocasiones, primero invadiendo todaaquella región montuosa, y después repelidos á ella por los Hunos, tro-pezaron con un condesijo ó depósito de admirables piezas de orfebrería.Sin duda en tiempo de cuita fué aquel tesoro confiado á la tierra, comoel nuestro de Guarrazar, con la esperanza de volver por él algún dia,siendo después la suerte del uno tan semejante á la del otro. Componíasede veintidós piezas de oro admirablemente trabajadas. La codicia de losdescubridores inutilizó diez de ellas; las doce que quedaron, recogidaspor personas entendidas y desinteresadas, fueron á parar al Museo de
et des ornements de cérémonie, non seulement de l’homme mais encoredes animaux, depuis la tunique couleur d’hyacinthe d’Aaron jusqu’auxcaparaçons des chevaux de Khorsabad . Les perses vainqueurs les prirentdes ninivites vaincus, et les conservèrent sous le joug des parthes arsaci-des, dominateurs de toute la région entre la mer Noire et la mer Cas-pienne, habitée jadis par les Barbares ou les Scythes, connus sous les nomsd’Alains, de Daces et de Massagètes; de la même façon qu’ils les conser-vèrent encore sous les Sassanides leurs successeurs, dont les fameux rois,les Sapor* les Bahram et les Ghosroès maintinrent intact ce détail del’antique faste chaldéen et en firent héritiers le nouvel Empire grecet les impétueux conquérants musulmans. On voit bien que M. de Las-teyrie, comme français, est peu familiarisé avec ce genre d’ornement siparticulier à tous les peuples de l’Orient et à leurs imitateurs les africains,car dans le cas contraire il n’aurait pu méconnaître l’origine très-pureque les franges et les pendeloques des parures et des ornements de galade l’Andalousie et de toute l’Afrique musulmane (où l’on respire encorel’athmosphère de l’Orient et où circule le sang du Prophète), tirent desantiques pendeloques du peuple juif et de l’Empire Assyrien son oppres-seur. Il y a de l’outrecuidance à prétendre que les Perses et les Byzantinsaient pu les prendre des scythes: autant vaudrait supposer que les vain-queurs civilisés se sont convertis en disciples des Barbares incultes aux-quels ils avaient arraché leurs provinces.
Que reste-t-il donc de l’art barbare pur à ce diadème? Exactement cequ’il en est resté à la couronne de Suinthila ou de Recceswinthe, c’est-à-dire, rien du tout; et cependant M. de Lasteyrie offre à l’étude de ses lec-teurs, comme exemples de l’orfèvrerie barbare la plus caractéristique, l’nnet l’autre joyau!
L’archéologue roumain M. A. Odobesco signale encore comme dignede considération parmi les joyaux du Musée de Y Ermitage, une grandefibule en or avec des incrustations de grenat , qui représente un éper-vier emparé d’un bouquetin dans lequel il enfonce ses serres; et M, deLasteyrie choisit cet échantillon pour corroborer sa thèse que les incrus-tations de grenat sont propres à l’orfèvrerie scythique ou barbare. Maisle digne membre de l’Institut de France ne pouvait pas se servir d’unfondement plus fragile: car le quadrupède représenté dans cette fibule,déchiré par l’épervier, appèle par ses bêlements ses frères du diadème deNovo-Tcherkask, et révèle comme eux sa forme persane ; et parce querelativement aux incrustations de grenat, nous savons déjà à quoi nousen tenir après que nous avons vu comment les grenats étaient apportésde la Syrie jusque dans la Scandinavie elle-même, pour enrichir les jo-yaux produits par l’industrie nordo-germanique.
Mais M. de Lasteyrie nous émerveille par un phénomène très-singu-lier: il tient dans ses propres mains le flambeau qui éclaire les autres, etlui, il reste dans l’obscurité. En voici la confirmation, qui n’a rien de pa-radoxal. Après avoir examiné les deux bijoux dont nous venons de fairemention, il suit pas à pas l’industrie barbare dans sa marche du Don auDanube: il en constate les progrès, il en recueille des exemplaires à Buk-harest, et puis plus haut, au cœur de l’Empire autrichien, à Pesth; une-longue étude du superbe trésor de Pétrossa qui met devant ses yeux éton-nés des magnifiques pièces de joaillerie d’or, des formes les plus capri-cieuses (aucune desquelles n’offre la moindre ressemblance avec les cou-ronnes et les croix de notre Trésor de Guarrazar), lui fait formuler commeconséquence cet aveu qui n’a pas de prix: de tout celà il faut conclure queles Barbares connaissaient les procédés de ïart persan , et les imitaienten quelques occasions; et après cette confession si explicite, il tombe dansl’inconséquence de compléter le tableau du développement de l’orfèvreriebarbare, par nos couronnes visigothes, qui décèlent un art entièrementdifférent. Mais il convient de donner au lecteur quelque idée de ce trésorde Pétrossa.
Vers 1864, six ans après la découverte du Trésor de Guarrazar dansla province de Tolède, quelques laboureurs de Valachie, en remuant laterre à Pétrossa, diocèse de Bouzeo, trouvèrent un dépôt d’admirables piè-ces d’orfèvrerie. Les goths s’étaient établis dans ce pays à deux différen-tes époques, la première en envahissant toute sa région montueuse, etaprès en s’y laissant refouler par les Huns . Sans doute ce trésor, commele nôtre de Guarrazar, fut confié à la terre dans un temps de péril, avecl’espoir de venir le recouvrer quelque jour, le sort de l’un étant d’ailleurstout—à—fait semblable à celui de l’autre. Il se composait de vingt-deux piè-ces d’orfèvrerie, toutes en or, admirablement travaillées. La cupidité deceux qui les découvrirent, en inutilisa dix: les douze qui restèrent, recuei-llies par des personnes intelligentes et désintéressées, furent déposées au
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