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Siendo tan completo el resultado que se obtiene con esta clase desoldadura, que no queda en la alhaja la más leve sombra donde se verificóla union ó juntura, debemos suponer que las cápsulas de engaste soldadasá nuestras coronas y cruces visigodas están adheridas al cuerpo de dichasjoyas por este sistema. Y es muy de notar cuán poco discrepa este antiquí-simo procedimiento, en sus accidentes secundarios, del procedimiento queáun hoy mismo se emplea para montar y guarnecer las piedras preciosas,las cuales, si bien suelen no estar engastadas en cápsulas tan dobles y re-forzadas como las de aquellas antiguas preseas, suelen, en cambio, estarmontadas de la manera misma que lo están los seis hermosos zafiros de lacruz pendiente de la corona de Receswintho 1 , es decir, con uñas ó garrasreplegadas sobre las gemas para afianzarlas más y hacer los engastes másduraderos.
No recordamos en verdad que ninguna alhaja de los pueblos bárbarospresente engastes visibles é inequívocos de este género; pero podemoscitar varios ejemplos de alhajas escandinavas en que es notorio é innega-ble el empleo del segundo modo de engastar, conocido en todas las es-cuelas derivadas del mundo antiguo y del Imperio de Oriente, que consisteen rehundir el metal donde se encaja la piedra, replegando luego sobreella con el bruñidor el borde ó la pestaña; y para no dar proporcionesexageradas á tan fácil demostración, nos contentarémos con señalar el so-berbio anillo de cornerina encontrado en el pueblo de Istad (Skania), yexistente en el Museo de Stokolmo bajo el número 2.939; la preciosa fí-bula número 1.774 del mismo museo, hallada en Gillberga (Nerika), ri-camente exornada con nielos y engastes de vidrio verde; y otra fíbula,también del Museo de Stokolmo, número 2.394, de bronce con engastesde granate, que fué encontrada en la Gotlandia , en el túmulo de Rikvide.Citamos, casi á la ventura, estas tres alhajas entre las muchas notables delos museos escandinavos, donde son tan comunes los engastes de granatey vidrios, no solamente rojos, sino de diversos colores, que sería inter-minable tarea indicarlos todos. En nuestras alhajas visigodas son insignesejemplos de este modo de engastar todos los botones de intersección delas coronas de malla ó enrejado reproducidas en nuestras dos láminas delitocromía, 1 y II; todos los chatones embutidos, ya de gemas verdaderas,ya de vidrios ó pastas de color, que penden de las letras de los arambelesó clamasterios de las coronas; y la preciosa cruz pendiente de la coronade Receswintho, por cuanto las catorce cápsulas que la forman no estánadheridas á lámina alguna que les sirva de fondo, sino sueltas y consti-tuyendo de por sí otras tantas preseas.
No se nos oculta que en la distinción que hemos establecido entre losengastes y las incrustaciones hay algo de casuístico. En rigor las incrusta-ciones son verdaderos engastes, y vice-versa, y esta verdad resalta prin-cipalmente cuando se considera lo que son ó pueden serlas incrustacionesde granates y jacintos, ú otras piedras rojas, en las alhajas escandinavasy en las letras pendientes de nuestras coronas de Guarrazar, realzadas conténues perfiles de oro, que, acusando filetillos ó cintillas divisorias rema-chadas con el bruñidor sobre las piedras incrustadas ó engastadas, dan áestos objetos toda la apariencia de un esmalte de fondo septo ( cloisonné ),ejecutado con la mayor delicadeza. Todo engaste es una incrustacióncuando la superficie de la piedra engastada queda al nivel de la superficieque la recibe y formando con ella un solo plano ; y los engastes ó incrus-taciones de este género suponen un arte auxiliar, el de la talla ó labrade las piedras, cuya intervención no es necesaria en los engastes ordina-rios y comunes, porque sin saber cortar de antemano, verbigracia, losgranates y las laminillas de jacinto del puño de espada escandinava y delas letras de los clamasterios visigodos, no era posible adaptarlos al cuar-teado que finge el dibujo de la incrustación, y que ésta reproduce con laspiedras y los caprichosos perfiles de oro que las sujetan. Más aún, si estosperfiles están formados por medio de filetes ó cintillas soldados al fondode la pieza, entonces otro arte más, el del soldador en oro, viene á au-mentar el valor intrínseco de la alhaja, y causa asombro qué cúmulo deprocedimientos sucesivos, á cual más delicado, supone cada uno de losarambeles de las coronas de Suinthila y Receswintho, y el magnífico puñode espada de oro macizo con incrustación de granates que fué exhumadoen Hog-Edsten, y que ya con otro motivo hemos recordado. Tomemos deldiligente M. Labarte la descripción del procedimiento usado en la incrus-tación de la espada bizantina del rey Ghilderico, y habrémos descrito el
1 V. en la lám. II.
Le résultat que 1 on obtient avec cette espèce de soudure étant sicomplet qu il n en reste sur le joyau la moindre marque, nous devonssupposer que les chatons soudés à nos couronnes et à nos croix visighotessont fixés par ce système. Il est à noter combien peu diffère ce procédé siancien, dans ses accidents secondaires, du procédé qu’encore aujourd’huimême on emploie pour monter et enchâsser les pierreries, puisque si ellesne sont pas habituellement fixées dans des chatons si épais et si forts queceux des anciens joyaux, en revanche elles sont montées de la mêmemanière que les six beaux saphirs de la croix pendante de la couronne deRecceswinthe 1 , c’est-à-dire avec des griffes repliées sur les gemmes pourles garantir davantage et rendre les enchâssures plus durables.
Nous ne nous rappelons pas, en vérité, qu’aucun joyau des peuplesbarbares présente des enchâssures visibles et non douteuses de ce genre ;mais nous pouvons citer divers exemples de joyaux Scandinaves dans les-quels l’emploi du second système d’enchâssure, connu dans toutes lesécoles qui s’inspirent du monde ancien et de l’empire d’orient, est évidentet incontestable. Ce système, nous l’avons indiqué, consiste à refouler lemétal à l’endroit où se monte la pierre et à ramener ensuite sur elle, avecle brunissoir, les bords du creux; mais pour ne pas donner des propor-tions exagérées à une demostration aussi facile, nous nous bornerons àsignaler le superbe anneau en cornaline trouvé dans le village de Istad (Scanie), qui existe dans le Musée de Stokholm sous le numéro 2.939; laprécieuse agraffe numéro 1.774 du même musée, trouvée à Gillberga (Ne-rika) et richement ornée avec des nielles et des enchâssures de verre vert ;et une autre agraffe également du musée de Stokholm, numéro 2.394, enbronze avec enchâssures de grenat, laquelle fut trouvée en Gothland, dansle tumulus de Rikvide. Nous citons presqu’au hasard ces trois joyaux prisparmi ceux si nombreux et si remarquables des musées Scandinaves, oùles enchâssures de grenat et de verre, non seulement rouge mais aussi dediverses couleurs, sont tellement communes, que ce serait une tâche in-terminable de les indiquer tous. Dans notre trésor visigoth nous citeronscomme de remarquables exemples de ce système d’enchâsser, les boutonsd’intersection des couronnes en treillis, reproduites sur nos deux planchesen lithochromie I et II; tous les chatons qui portent, soit de véritablesgemmes, soit de verres ou pâtes de couleur, au bout des lettres des pen-deloques des couronnes; et la précieuse croix pendante de la couronne deRecceswinthe, en raison de ce que les quatorze chatons qui la forment nesont fixés à aucune lame servant de fond, mais isolés de manière à cons-tituer par eux-mêmes autant de bijoux à part.
Nous ne pouvons nous dissimuler que dans la distinction que nousavons établie entre les enchâssures et les incrustations il n’entre un peude casuistique. A la rigueur, les incrustations sont des véritables enchâsureset vice-versa, et cette vérité ressort principalement quand on considèrece que sont ou peuvent être les incrustations de grenats, d’hyacinthes oud’autres pierres rouges, dans les joyaux Scandinaves et dans les lettrespendantes de nos corounnes de Guarrazar, relevées par des filets en or quiaccusent des minces bandelettes posées sur champ et applaties au moyendu brunisoir sur les pierres incrustées ou enchâssées, lesquelles donnentà ces objets toute l’apparence d’un émail cloisonné exécuté avec la plusgrande finesse. Toute enchâssure est une incrustation quand la surface dela pierre enchâssée reste au niveau de la surface qui la reçoit et forme avecelle un plan unique ; mais les enchâssures ou incrustations de ce genresupposent un art auxiliaire, celui de la taille des pierres, dont le concoursn’est pas nécessaire dans les enchâssures ordinaires et communes, parceque sans savoir couper d’avance, par exemple, ces grenats et ces petiteslamelles d’hyacinthe de la poignée d’épée Scandinave et des lettres despendeloques visigothes, il n’est pas possible de les adapter au cloisonnagequi imite le dessin de l’incrustation, et que celle-ci reproduit avec lespierres et les capricieux profils d’or qui les assujetissent. Il y a plus: si cesprofils sont formés par le moyen de bandelettes soudés au fond de la pièce,alors un autre art, celui du soudeur en or, vient augmenter la valeur in-trinsèque du joyau, et ce qui étonne c’est le nombre prodigieux de pro-cédés successifs, tous plus délicats les uns que les autres, que supposechacune des pendeloques des couronnes de Suinthila et de Recceswinthe,et cette magnifique poignée d’épée, en or massif avec incrustations de gre-nats, qui fut découverte à Hog-Edsten, et que nous avons déjà mention-née. Nous emprunterons au savant Labarte la description du procédé em-
1 Voir la planche II.
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12 323 foi.