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6 (1859) Tarragona - Toledo / por Manuel de Assas ... [et al.]
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MONUMENTOS ARQUITECTÓNICOS DE ESPAÑA .

los adornos pintados en muchos sarcófagos de Benihassan y los de lostemplos de Gurna y de Karnac en Tébas. Recuerdan al propio tiempodichos flecos ciertos adornos pintados de Nínive , y llevan también mar-cado el carácter asirio los que revisten las molduras que forman los re-cuadros rehundidos á manera de ventanas ciegas ú hornacinas rectangu-lares en el cuerpo central de la augusta mole. Persa, más bien asirio,es el dintel de dovelas endentadas á modo de sierra que domina la puertaprincipal de entrada, donde sólo falta el sagrado escarabeo para que pa-rezca la de un templo de Khorsabad . Persa sassanida es la forma de los ca-nes ó modillones, y el recuadro de las hornacinas, y el estilo en que estánabiertos dos vanos encima de dicho dintel, ambos en ajimez con su cor-respondiente parteluz; y por último, el adorno de esta puerta, en toda laextensión de la faja central que corre entre sus dos baquetones ó boceles,es una doble escamacion limitada por dos hilos de perlas ó contarios, defisonomía tan bizantina cuanto es egipcia y persa la de los otros adornosreferidos. Esto en cuanto al ornato: que por lo que respecta al conjuntoarquitectónico, nada hay tampoco que ofrezca un aspecto más oriental,por la cúpula en que termina, por la arquería ornamental, apeada ensimples repisas, que ciñe su contorno, y por la serie de pilastras ó másbien de estribos que vienen á formar las hornacinas cuadrangularesque bajo los arcos se cobijan. Esta bella y robusta construcción de laépoca ostrogoda, poco auxilio nos prestaría en nuestra investigaciónacerca del modo de acentuar los bárbaros el arte que copiaban de losmodelos del Imperio de Oriente, si sólo tomásemos en consideración ladecadencia que ella acusa respecto de la arquitectura de los buenos tiem-pos de Grecia y Roma, decadencia manifiesta en la general disposiciónde sus miembros, y sobre todo en el nuevo sistema de aplomos, total-mente opuesto al sistema clásico antiguo, que repugnó siempre los falsosalardes de las gravitaciones fuera de la base. Esta decadencia, en efecto,nunca sería indicio bastante para suponer la obra ostrogoda, dado que ladegeneración de las reglas y prácticas antiguas existia en los mismos tra-zados de los más sabios y afamados arquitectos bizantinos é italianos, entrequienes habían pasado ya de moda Vitruvio y las construcciones de lostiempos de Augusto , el circo Flaminio, el teatro de Marcelo, el templode Júpiter Tonante, el panteón de Agripa , etc. En otra parte, pues, de-bemos buscar la huella y la raza de los artífices que labraron este insignemonumento, y esto ha de ser en la ejecución de ese mismo ornato, cuyoscaractéres y fisonomía oriental acabamos de poner de manifiesto. Ahorabien, la ejecución de la parte ornamental del sepulcro del rey Teodorico es realmente torpe y grosera: su labra infeliz desdice por completo de laelegante, limpia y correcta mano de obra de los ornamentistas romanosy bizantinos, y bien pudiera por lo tanto ser producto de manos godas.Cuando fué erigida esta mole sepulcral, cuya originalidad consiste prin-cipalmente en ser la bóveda rebajada que la cubre una sola piedra de 54pies romanos de diámetro, traida á gran coste délas canteras de la Istria,alarde de grandeza que recuerda la de los monumentos del Egipto, bacíaya años que el poder de Teodorico , asentado sobre el firme cimiento delas victorias y de una excelente administración interior, brillaba en mediode una paz dichosa: los Ostrogodos no tenían ya que atender exclusiva-mente á la defensa del nuevo Estado; la civilización romana, que vivíaá su lado como amiga y compañera, iba atrayendo á muchos bárbarosdotados de ingenio y de cierto amor insciente á lo grande y bello, yfuerza es suponer que una nación tranquila, rica y próspera, que podíadestinar 200 libras de oro cada año á la reparación de los monumentosde Roma , Ravena , Yerona, Pavía , Spoleto y Nápoles , vería florecer en-tre los artistas indígenas y neo-griegos, no pocos salidos de las formidableshuestes godas vencedoras de los Gépidos y Sármatas en los Alpes , y delos Hérulos en el Isonzo.

Debe, en efecto, suponerse que los orífices romanos y bizantinos for-marían en sus talleres á no pocos orífices ostrogodos, del mismo modoque los arquitectos del Imperio de Oriente serian maestros de los arqui-tectos del pueblo conquistador; debe creerse también que orífices ostro-godos serian los ménos en aquel Estado, y que las obras de éstosaparecerían asaz imperfectas y groseras comparadas con las de sus maes-tros. Sin embargo, nada de esto es concluyente, porque no podemos

salir del terreno de las conjeturas, y las meras conjeturas son base muy

raons recevait linfluence de lart assyrien, comme quiconque peut enavoir la preuve en sa rappelant seulement les ornements peints sur beau-coup de tombeaux à Benihasan et ceux des temples de Gurna et de Kar-nac à Thèbes. Ges franges rappelent en même temps certains ornementspeints de Ninive , et celles que portent les moulures qui forment les com-partiments refouillés à la façon de fausses fenêtres ou de niches rectan-gulaires, sur le corps central de lauguste tombeau, ont également lecaractère assyrien. Le linteau à voussoirs endentés en forme de scie quicouronne la porte principale dentrée, est persan,assyrien plutôt,etil ne manque à cette dernière que le scarabée sacré pour quelle ressembleà la porte dun temple de Khorsabad . La forme des modifions, lenca-drement des niches et le style dans lequel sont ouverts deux vides au-dessus de ce linteau, lesquels forment une fenêtre géminée avec sonmeneau, sont persans sassanides. Enfin lornementation de la porte dontil sagit, dans toute létendue de la bande centrale qui règne entre sesdeux tores, est une double imbrication limitée par deux files de perles ouchapelets, dune physionomie aussi byzantine que possible, comme celledes autres ornements mentionnés est égyptienne ou persane. Voilà pource qui se rapporte à lornementation: maitenant pour ce qui concernelensemble architectonique, il ny a rien non plus qui offre un aspectplus oriental, par la coupole qui termine lédifice, par larcature orne-mentale reposant sur de simples consoles et régnant sur tout le contour,et par la série de pilastres ou de contre-forts qui vienent former les nichesrectangulaires recouverts par les arcs. Cette belle et solide construction delépoque ostrogothe nous offrirait un faible secours dans notre but de con-naître la manière dont les barbares accentuaient lart quils copiaient desmodèles de lempire dOrient, si nous prenions seulement en considérationla décadence quelle accuse par rapport à larchitecture des bons temps dela Grèce et dItalie, décadence qui se manifeste dans la disposition géné-rale de ses parties et par-dessus tout dans le nouveau système dappuis enporte-à-faux, entièrement contraire au système classique ancien, qui con-damnait toute construction en encorbellement et toute apparence de gra-vitation en dehors de la base. Cette décadence, en effet, ne serait jamaisun indice suffisant pour supposer que lœuvre est ostrogothe, attendu quela degénération des règles et des procédés anciens existait dans les des-sins mêmes des architectes byzantins et italiens les plus savants et les pluscélèbres, chez lesquels étaient déjà passés de mode Vitruve et les construc-tions du temps dAuguste, le cirque de Flaminius, le théâtre de Marcellus,le temple de Jupiter Tonant, le panthéon dAgrippa , etc. Il faut doncchercher ailleurs les traces et lorigine des artistes qui exécutèrent ce re-marquable monument, cest-à-dire cette ornementation dont nous venonsde retracer la physionomie et les caractères orientaux. Or, lexécution dela partie décorative du tombeau du roi Théodoric manque réellement degrâce et de délicatesse ; la taille, peu heureuse, séloigne complètement dela gracieuse, nette et correcte main-dœuvre des ornemanistes romains etbyzantins, et par conséquent peut bien être un produit de mains go-thiques. Quand on construisit ce monument sépulcral, dont loriginalitéconsiste principalement en ce que la voûte surbaissée qui le recouvre nestformée que dun seul énorme bloc de 54 pieds romains de diamètre,apporté à grands frais des carrières de lTstrie, étalage dune grandeurqui rappelle celle des monuments de lEgypte,il y avait déjà des annéesque le pouvoir de Théodoric , reposant sur la base solide des victoires etdune bonne administration intérieure, brillait au milieu dune paix heu-reuse. Les Ostrogoths navaient plus à soccuper exclusivement de la dé-fense du nouvel Etat; la civilisation romaine qui vivait avec lui en amieet compagne, attirait beaucoup de barbares, hommes de génie et doués àleur insçu dun véritable amour pour le grand et le beau, et on doit sup-poser quune nation tranquille, riche et prospère qui pouvait affecter 200livres dor chaque anné à la réparation des monuments de Rome, deRavenne, de Vérone, de Pavie, de Spolète et de Naples, eût parmi lesindigènes et les neo-grecs un certain nombre dartistes, provenants desarmées formidables des Goths, vainqueurs des Gépides et des Sarmatesdans les Alpes et des Hérules dans lIsonzo.

Il faut supposer, en effet, que les orfèvres romains et byzantins for-mèrent dans leurs ateliers quelques orfèvres ostrogoths, de la même ma-nière que les architectes de lEmpire dOrient furent les maîtres des ar-chitectes du peuple conquérant. On doit croire aussi quil y eut très-peudorfèvres ostrogoths dans cet Etat et que leurs œuvres furent jugées assezimparfaites et grossières comparées à celles de leurs maîtres. Cependant riende cela nest concluant parce que nous ne pouvons pas sortir du terraindes conjectures, et de simples conjectures constituent une base très-fragile

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