CORONAS Y CRUCES VISIGODAS DEL TESORO DE GUARRAZAR.
del número 10, excesivamente redondas, llenan mal los espacios que dejalibre el vástago á que están adheridas; en el trozo número 12 la cláusulaen forma de voluta ó hélice inscrita en la vuelta de un gran follaje, brotade este de una manera enteramente extraña é inmotivada, sin garbo nigracia. Todos estos defectos revelan la mano de un discípulo no bien pe-netrado de los motivos de ornamentación que aplica, miéntras que la gra-cia. y el exquisito sentimiento que descubre el fragmento de friso número14 nos hablan elocuentemente de un maestro que, por instinto de raza Vcon acento nativo, traza y esculpe lo que le es familiar y genuino.
Cómo y en virtud de qué organización industrial nos dan estos frag-mentos arquitectónicos y aquellas preseas asociados el maestro bizantino óhispano-romano y los alumnos godos, es cosa no áun bien dilucidada. Sa-bemos que la fusión de las dos razas, de conquistados y conquistadores,fué hecho consumado desde los tiempos de Receswintho; pero tambiénsospechamos que ántes de que fueran permitidos los matrimonios entrepersonas de las dos razas, y ántes de que unas y otras fuesen regidas poruna ley común (la. visigoda), ambos pueblos vivian en perfecta armonía yen cierta comunidad de intereses, sin que se opusiera ley alguna á quegodos é hispanos se ocupasen juntos en las tareas industriales. Tres cau-sas coadyuvaban á este resultado : la unidad de fe religiosa, que felizmenteimperaba desde la conversión de Recaredo ; la vida eclesiástica y conven-tual en que desde aquella misma época se fueron confundiendo godos éindígenas; y el estado de las personas, en cuya virtud, si bien los godosabolieron la esclavitud, no dejó de haber bajo su dominación siervos y li-bertos, conocidos con el nombre de idóneos , que se ejercitaban en todaclase de artes é industrias reunidos en los ergasterios ó en los talleres delas iglesias y conventos bajo la dirección de buenos maestros.
Hemos llegado al término de la tarea que nos impusimos, y al despe-dirnos de nuestros lectores, debemos sincerarnos de haber abusado de supaciencia. La materia que tratábamos, aunque expuesta por muy respe-tables autoridades, ofrecía á nuestra consideración puntos del mayor inte-res no desenvueltos por ninguno de los eruditos arqueólogos que nos hanprecedido. No se había estudiado, ni detenidamente ni áun siquiera depasada, si el uso de la coronación por medio de las coronas pensiles, prac-ticado según el ritual bizantino, fué ó no observado entre nuestros reyesvisigodos. De otra parte, no se había tampoco demostrado por el estudiodel arte ornamental de los diversos pueblos de Europa durante los tresprimeros siglos de la Edad Media , el estilo hispano-godo de las preseasque constituyen nuestro Tesoro de Guarrazar. Nuestro docto compañero,el malogrado don José Amador de los Ríos , había en verdad acumuladoluminosas pruebas en su ensayo sobre El Arte latino-bizantino en Espa ña , para persuadir la identidad de estilo entre dichas alhajas y los frag-mentos de ornamentación arquitectónica de aquella edad diseminados pornuestro suelo. Reunió asimismo toda especie de comprobantes, literarios,históricos, arqueológicos, para llevar al ánimo más preocupado un plenoconvencimiento de la existencia del arte visigodo, para investigar susfuentes, para fijar sus caractéres artísticos y para describir los medios yprocedimientos industriales empleados en la fabricación de las referidascoronas. Pero nos dejó á nosotros la no breve ni fácil tarea de demostrar,pasando revista al arte de las grandes naciones constituidas en Europa porlos pueblos llamados Rárbaros, que ninguna de ellas, exceptuada la visi-goda, podia haber producido semejante orfebrería. Para esta demostraciónnos abría la moderna ciencia arqueológica vastos horizontes: desde la flo-rida Italia hasta la glacial Escandinavia , todas las naciones del Occidentenos ponían de manifiesto sus tesoros de arte suntuaria; ante tan deslum-brador espectáculo, hubiéramos reputado una insensatez el desdeñar lasfecundas lecciones que la comparación de unos objetos con otros podia su-ministrarnos. Y en efecto, no las hemos desdeñado. Hemos creído, á fuerzade observación, descubrir la ley de la ornamentación nordo-germánica ,opuesta por completo á la de la ornamentación ostrogoda, visigoda y galo-franca. Hemos presenciado el antagonismo artístico de dos grandes razasderivadas del mismo tronco ario, la germánica y la pelásgica; hemos visto álos Ostrogodos, Longobardos , Visigodos y Francos , todos de raza germáni ca , buscar su cultura en la imitación de los Griegos, Romanos y Bizantinos,quedando inferiores á sus inmortales modelos; y á los nordo-germanosprogresar por vías enteramente nuevas, constituyendo un arte original,
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raie d’une effet mesquin ; le fragment d’imposte omde.bandeau numéro 13offre un. désordre peu classique ; les fleurs à trois feuilles du numéro 10,excessivement arrondies, remplissent mal les espaces que laisse libre labranche à laquelle elles sont fixées; dans le fragment numéro 12, l’en-roulement en forme de volute ou d’hélice inscrit dans la courbure d’ungrand feuillage, sort de celui-ci d’une manière tout à fait étrange.et nonmotivé, sans naturel et sans grâce. Tous ces défauts révèlent la main d’unélève qui ne se rend pas compte des motifs de l’ornementation qu’il ap-plique, tandis que la grâce et le sentiment exquis que montre le débris defrise numéro 14, nous parlent éloquemment d’un maître qui, par instinctde race et avec une expression naturelle, dessine et sculpte ce qui lui estfamilier et habituel.
Gomment et en vertu de quelle organisation industrielle le maître by-zantin ou hispano-romain et les disciples goths nous donnèrent-ils cesdébris architectoniques et ces joyaux, c’est une question .qui n’est pas en-core bien élucidée. Nous savons que la fusion entre les deux races desvaincus et des vainqueurs, fut un fait accompli à partir du temps de Rec-ceswinthe, mais nous supposons aussi qu’avant que les mariages entre lesindividus des deux races fussent permis, et avant que les uns et les autreslussent régis par une loi commune (la loi visigothe), les deux peuples vi-vaient en parfaite harmonie et dans une certaine communauté d’intérêts,sans qu’aucune loi s’opposât à ce que les goths et les hispaniens s’occupas-sent ensemble de travaux industriels. Trois causes aidèrent à ce résultat:l’unité de la foi religieuse qui régna heureusement depuis la conversion deReccarède; la vie ecclésiastique et monastique dans laquelle, à partir dela même époque, se confondirent les goths et les indigènes; et l’état despersonnes, en vertu duquel, bien que les Goths eussent aboli l’esclavage,il ne manqua pas d’y avoir sous leur domination des serfs et des affranchis,connus sous le nom de idonei , lesquels réunis dans les maisons qui por-taient le nom de ergasteria, ou dans les ateliers des églises et des cou-vents, sous la direction de bons maîtres, s’exercaient à toute sortes d’artset d’industries.
Nous sommes arrivés à la fin de la tâche que nous nous étions imposée,et, en prenant congé de nos lecteurs, nous devons nous excuser d’avoirabusé de leur patience. La matière que nous traitions, bien qu’exposéedéjà par des autorités très-respectables, offrait à notre examen des pointsdu plus grand intérêt qui n’avaient pas été éclaircis par aucun des savantsarchéologues qui nous ont précédé. On n’avait pas étudié, ni à fond, nimême d’une manière sommaire, si la cérémonie du couronnement aumoyen des couronnes suspendues, en pratique d’après le rite byzantin,fut ou non observée par nos rois visigoths. D’un autre côté, on n’avaitpas non plus mis en évidence, par l’étude de l’art ornemental des diverspeuples de l’Europe pendant les trois premiers siècles du moyen-âge, lestyle hispano-gothique des joyaux qui constituent notre Trésor de Guar razar . Notre savant collègue feu don José Amador de los Rios , avait envérité accumulé des preuves lumineuses dans son Emi sur F Art latino -byzantin en Espagne pour démontrer une parfaite identité de style entreces joyaux et les débris d’ornementation architectonique de la même épo-que disséminés sur notre sol. Il avait rassemblé également toutes sortes dejustifications, littéraires, historiques, archéologiques, pour apporter auxesprits les plus préoccupés une profonde conviction de l’existence de l’artvisigoth, pour en rechercher les origines, pour en fixer les caractères etpour décrire les moyens et les procédés industriels employés dans la fa-brication de nos couronnes. Mais une tâche nous fut réservée, ni courte nifacile, celle de démontrer, en passant en revue l’art des grandes nationsconstituées en Europe par les peuples appelés Barbares, qu’aucune d’elles,la nation visigothe exceptée, n’avait pu produire une pareille orfèvrerie.Pour cette démonstration, la science archéologique moderne nous ouvraitdes vastes horizons. Du sol fleuri de l’Italie aux glaces Scandinaves, toutesles nations de l’Occident nous ont étalé leurs trésors d’arts somptuaires.Devant un tableau aussi éblouissant, nous eussions considéré comme in-sensé de dédaigner les fécondes leçons que la comparaison des objets lesuns avec les autres pouvait nous fournir, et en effet nous ne les avonspas méprisées. A force d’observation, nous avons cru découvrir la loi del’ornementation nordo-germanique, complètement opposée à celle del’ornementation ostrogothe, visigothe et gallo-franque. Nous avons as-sisté au spectacle de l’antagonisme artistique entre deux grandes racesdérivées du même tronc aryen, la race germanique et la race pélas—gique. Nous avons vu les Ostrogoths, les Longobards , les Visigoths etles Francs, tous de race germanique, chercher la culture dans l’imitationdes Grecs, des Romains et des Byzantins, mais rester au-dessous de leurs