PRÉFACE.
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seuls au moyen desquels on puisse sûrementreconnoître qu’une plante appartient à telleclasse, à telle famille, à tel genre, & enfinà une espèce déterminée ; ces caractères,continuois-je, se tirent des parties de lafructification, qui offrent un détail minu-tieux , sujet à de grandes difficultés, quiexigent un observateur attentif & presquetoujours armé d’un microscope. Peut-onespérer après cela , de former beaucoup depareils observateurs, sur-tout parmi le peu-ple? Hélas! tant-pis, merepliquoit-on. IIfaudra donc que la plus grande partie dugenre humain reste ensevelie dans ces ténè-bres,d’où il auroit été 6 important & si beaude la tirer ; il faudra I’abandonner pour tou-jours à Pignorance dangereuse où elle estencore plongée sur un objet qui intéressede si près la conservation de lés jours & de fasanté, les biens les plus précieux dont nouspuisilons jouir ! Ne íeroít-il pas poffiblederéunir dans la description d’une plante, unassez grand nombre de caractères sensibles àla simple vue & faciles à saisir pour chacun,afin que cette plante devint reconnoissa-ble de maniéré à n’étre confondue avec au-cune autre ? Je répondis à cela, qu’il ne meparoissoit pas impossible de fe procurer cetavantage, & que je Pavois ardemment dé-siré, depuis que j’avois commencé à étu-dier la botanique ; que pavois toujours pré--