PRÉFACE.
ix
íeré par cette raison les systèmes & les des.criptions , qui 5 fans entrer dans des détailsauffi minutieux que ceux de Mr. de Linné ,me mettoient en état de reconnoître uneplante , à ce qu’on appelle ion port , ou íìon veut , à fa physionomie.
Plusieurs célébrés botanistes ont donnéde pareils systèmes, mais aucun ne m’a étéd’un auffi grand secours que Texcellent ou-vrage de Mr. de Haller, dont les descrip-tions sont des tableaux parfaits. Mais com-me ces descriptions ne peuvent se rendreque par des termes scientifiques, il n’estpasaisé de les mettre à la portée du peuple. —Llonnez en l’explication, & quoique vousne soyez pas certain du succès, il sera tou-jours louable d'avoir tenté ce moyen d’êtreutile à rhumanitéj'sur un objet auffi impor-tant.
En convenant que mon interlocuteurftvoit raison, je me trouvois engagé à luipromettre que je mettrois la main à l’ou-vrage. J’ai donc commencé à y travailler enprenant pour base Y Histoire des plantes de laSuisse de Mr. m Haleer , publié en latinen 3 vol. in-folio. Je ne me suis presquepoint écarté des descriptions de ce grandhomme ; je n’en ai retranché que certaineschoses qui me paroissoient trop difficilespour être mises à la portée du commun deslecteurs, pour qui j’écris principalement,
* s